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Le bal des hypocrites contre le serment d'Hippocrate

Publié le par pugnace

"l'orthodoxie financière tue et va tuer ..."

"l'orthodoxie financière tue et va tuer ..."

Pour faire suite à nos articles :

- 16 mars 2020 - "CRISE SANITAIRE, CRISE POLITIQUE, CRISE DEMOCRATIQUE ... THIERRY DEL POSO REELU" ... Pourquoi le premier tour de scrutin des municipales 2020 est une grave atteinte à la vie démocratique et à la sécurité des personnes.

- 20 mars 2020 - "NON AUX CORONA ... MAIRES" ... Pourquoi la légitimité et l'efficacité des édiles locaux est en jeu.

- 23 mars 2020 - "NOTRE SYSTEME POLITIQUE A BAISSE LE RIDEAU"... Pourquoi le coronavirus expose à l’œil nu la faillite de la gouvernance moderne. Le contrat social entre l’Etat et les citoyens fondé sur la capacité du premier à garantir la sécurité et la santé des autres a volé en éclats.

Dis-moi comment tu gères le Covid-19, je te dirai qui tu es ...Dis-moi comment tu gères le Covid-19, je te dirai qui tu es ...

Dis-moi comment tu gères le Covid-19, je te dirai qui tu es ...

Nous vous invitons à lire

cette chronique de l'écrivain journaliste, Flore Vasseur

(lecture en colonne)

 

Le bal des hypocrites contre le serment d'Hippocrate
Le bal des hypocrites contre le serment d'Hippocrate

Tout est dit ! Clair et net !

Avec l'espoir que le coronavirus provoque enfin une prise de conscience collective.

Avec l'espoir que le coronavirus réveille l'exigence citoyenne pour une représentation politique de compétence et d'éthique ... une représentation locale comme nationale.

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Coronavirus : notre système politique a baissé le rideau …

Publié le par pugnace

Aujourd’hui, nous subissons, sidérés, les progrès de la pandémie tandis que le système que nous connaissons a baissé le rideau.
Aujourd’hui, nous subissons, sidérés, les progrès de la pandémie tandis que le système que nous connaissons a baissé le rideau.

Aujourd’hui, nous subissons, sidérés, les progrès de la pandémie tandis que le système que nous connaissons a baissé le rideau.

A chaque drame humain, son roman "d’extrême conscience". Aux lendemains des attentats de Paris en novembre 2015, les ventes de "Paris est une fête", d’Ernest Hemingway, ont explosé. Au mois d’avril dernier, l’incendie de Notre-Dame de Paris fait s’envoler les ventes de "Notre-Dame de Paris" de Victor Hugo. Aujourd’hui, l’épidémie du Coronavirus fait monter en flèche les ventes de "La Peste" d’Albert Camus.

Cette chronique de la vie confinée des habitants d’Oran durant une épidémie de peste, fait écho à la pandémie qui déferle sur le monde. Partout nous rencontrons des gouvernants aveugles qui tardent à regarder la réalité en face, les mesures de confinement, la diversité des réactions face au mal, par le déni, l’arrogance, la magouille, la panique, la fuite ...

Le constat est sombre : nos dirigeants connaissent-ils seulement l’histoire ? A défaut, ont-ils jamais lu Camus, ou autres auteurs engagés, dont les œuvres offrent une réelle réflexion sur les sociétés humaines? Sont-ils seulement incultes, inconséquents ou cyniques ? Comment comprendre les pas de clerc de l’ex ministre de la santé et du premier ministre ? Comment comprendre les interventions contradictoires du chef de l’Etat sinon à penser qu’il a cédé à de médiocres préoccupations politiques pour faire « respirer », dit-il, une démocratie qui n’est plus en réalité que l’ombre d’elle-même. Comment comprendre le maintien du premier tour de scrutin des élections municipales dans ce contexte à haut risque ? Le résultat reste que sept jours après ce premier scrutin du 15 mars, des Présidents et assesseurs de bureaux de vote sont déclarés positifs au coronavirus ! Sacrifiés par inconséquence, obsession du pouvoir; sacrifiés pour préserver – abstention aidant - une carte municipale à partager par l’entre soi politique existant. Pour cette seule raison, sans même y rajouter celles d’atteinte à l’égalité des citoyens devant le vote*,  l’élection municipale doit être entièrement annulée.

De ce qui se passe, nous sommes tous responsables : citoyens passifs ou fatalistes, clientèle  décomplexée, qui nous résignons depuis des années à accepter ces jeux politiciens médiocres. Autant d’ambitions souvent purement opportunistes qui privent le pays – à tous niveaux, local et national - des ressources essentielles à notre vie collective.

Aujourd’hui, nous subissons, sidérés, les progrès de la pandémie tandis que le système que nous connaissons a baissé le rideau. Le coronavirus expose à l’œil nu la faillite de la gouvernance moderne. Le contrat social entre l’Etat et les citoyens fondé sur la capacité du premier à garantir la sécurité et la santé des autres a volé en éclats.

Nos sauveurs ne sont pas nos responsables politiques, ce sont des médecins chercheurs de l’hôpital public qui en dépit de leur manque de moyens dénoncé depuis des années - restriction des aides à la recherche médicale et des moyens logistiques - sont engagés à la pointe du combat contre le coronavirus. L’engagement du docteur Rieux dans "la Peste" est incarné aujourd’hui par le Professeur Raoult qui se heurte encore aux lourdeurs d’un système dont les limites sont pourtant criantes en ce contexte de crise. Au quotidien des soins, ce sont aussi tous ces héros anonymes – médecins, infirmières, aides soignantes … - que l’Etat a envoyés au casse-pipe.

L’Etat qui a progressivement rompu le contrat social en devenant lui-même un acteur économique surtout préoccupé par la régulation des activités financières et bancaires; par la réduction des coûts du travail; par l’encouragement d’une délocalisation de la production dont celle des médicaments clefs ! En bref, par le développement du secteur privé au détriment du secteur public. Le résultat, nous le prenons de plein fouet aujourd’hui : un affaiblissement du secteur public hospitalier alors même que seul l’Etat est en mesure de répondre à une crise sanitaire d’une telle ampleur. Mais nous l’avons souvent écrit pour avoir une tête (Etat) saine, il faut un corps sain (élus locaux) dont l’expérience locale ne peut que nous faire très sérieusement douter. La dilapidation de l’argent public, voire son détournement là aussi au profit d’intérêts privés, c’est autant de manque de moyens pour assurer le mieux être et également la sécurité collective, santé incluse.

Cette crise sanitaire met en lumière tous les manquements quotidiens d’une citoyenneté mise à mal par des clans politiques aux aspirations de pouvoir plus que de bien commun. De par leur faute, nous sommes tous en danger !

Dans "la Peste", Albert Camus rappelle, lorsque l’épidémie régresse, que  "les habitants, enfin libérés, n'oublieront jamais cette difficile épreuve qui les a confrontés à l'absurdité de leur existence et à la précarité de la condition humaine."

Peut-on l’espérer ? Le coronavirus nous fera-t-il prendre conscience individuellement de la nécessité d’un engagement collectif pour réviser les travers d’un système à bout de souffle. Comme nous le rappelle Camus, "chacun la porte en soi, la peste, parce que personne, non, personne au monde n’en est indemne…" Alors oui, nous sommes tous responsables de ce qui nous arrive et c’est notre capacité à en tirer leçon qui peut nous faire espérer améliorer notre vie commune.

L’épidémie et ses conséquences sur la vie en société dépassent largement la seule dimension sanitaire. Ne nous y trompons pas, le changement ne viendra pas d’en haut. Nous avons hélas l’expérience des discours sans lendemain. Sans changement des mentalités et de la société elle-même, le coronavirus et ses milliers de morts resteront un drame humain … Un drame susceptible de se reproduire avec la même brutalité à tout moment.

Et les politiques locales et nationales pourront prospérer à l’accoutumée.

 

*Voir notre article «  NON AUX CORONA … MAIRES » du 20 mars 2020 et notre appel à signer cette pétition :

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NON AUX CORONA … MAIRES …

Publié le par pugnace

NON AUX CORONA … MAIRES …

Qualifié de "mascarade" par l’ex ministre de la santé, Agnès Buzyn, candidate à l’élection de Paris, le premier tour de scrutin des municipales 2020 est en effet une grave atteinte à la vie démocratique et à la sécurité des personnes.

La décision politique de maintenir ce premier tour alors même que le gouvernement est informé depuis janvier de la gravité de l’épidémie de coronavirus ne peut être acceptée.

Outre le cynisme qui a consisté à minimiser grossièrement le danger pour la sécurité des électeurs, le principe fondamental d’égalité des Français devant le vote n’a pas été respecté : des milliers de nos concitoyens ont été empêchés de participer à ce scrutin en raison de leur état de santé ou encore de leur confinement, notamment ceux qui sont en maisons de retraite. L’attribution des procurations n’a pas pu être établie pour tous ; quand elle l’a été, c’est souvent au bénéfice des maires sortants.

Le principe d’égalité des candidats à l’élection n’a pas plus été respecté, certains ayant pu tenir des réunions électorales, d’autres ayant été contraints de les annuler en raison du "calendrier" du coronavirus dans la seconde semaine de campagne avant le vote.

Or la "respiration démocratique" (sic) a lieu une fois tous les 6 ans pour ces élections locales. En conséquence,  le respect du droit mais aussi le civisme et la solidarité citoyenne plaident pour l’annulation de ces municipales 2020. A ceux qui opposent le respect du suffrage exprimé par les électeurs qui se sont déplacés le 15 mars dernier, nous répondons que l’exclusion de ce vote de milliers de Français frappés par l’épidémie justifie largement un acte de solidarité : celui-ci passe par un retour aux urnes. Quant à ceux qui se sont déjà exprimés, rien ne les empêche de s’exprimer de la même manière.

En outre, le coronavirus oblige à remettre en responsabilité les anciens maires et conseillers municipaux… dans l’attente d’une installation différée des nouvelles autorités municipales prématurément élues, et cela sans certitude de date !

 

C’est pourquoi nous invitons nos lecteurs à prendre connaissance et à signer la pétition nationale lancée pour l’annulation du premier tour des municipales 2020.

En voici un extrait :

"Le 15 mars, à l'occasion du 1er tour des élections municipales, le peuple français a été obligé de choisir entre deux consignes contradictoires : la demande du Président de la République (jeudi soir) et du 1er ministre (samedi soir) de rester chez soi pour lutter contre la propagation du coronavirus (COVID-19) et leur demande simultanée d'aller voter pour le 1er tour des élections municipales ;

En conséquence, le taux d'abstention a été record au 1er tour des élections municipales du 15 mars 2020 (du jamais vu depuis 1971 pour des élections municipales) en pleine phase 3 de la pandémie du coronavirus décidée le samedi soir par le 1er ministre Edouard Philippe ; Les Français n'étaient pas, ce jour là, égaux devant les opérations de vote comme le veut la République depuis la suppression de suffrage censitaire en 1848 ;

Dès le lundi 16 mars, confirmant la gravité de l'épidémie, le Président de la République annonçait le report du second tour des élections municipales au 21 juin 2020 ; Le code électoral, impose pourtant que le second tour de l'élection municipale ait lieu dans la semaine qui suit le 1er tour ; Respecter le code électoral c'est respecter les règles de notre vivre ensemble ;

Aussi, pour permettre au plus grand nombre de participer aux élections municipales qui sont les élections préférées des Français, nous demandons au Président de la République, au 1er Ministre, aux députés et aux sénateurs, d'annuler le scrutin du dimanche 15 mars, et de reporter les élections municipales au 14 et 21 juin 2020 après la pandémie du Coronavirus."

D’utopie, nous espérons que des maires élus dès ce premier tour seront soucieux de leur légitimité et rejoindront ce mouvement pétitionnaire pour de nouvelles élections municipales … ce serait un bel exemple de "respiration démocratique"  !

Lien pour signer la pétition :

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Crise sanitaire, crise politique, crise démocratique … Thierry DEL POSO réélu !

Publié le par pugnace

Scrutin éléctoral du 15 mars 2020 - une élection faussée ....

Scrutin éléctoral du 15 mars 2020 - une élection faussée ....

Thierry DEL POSO a été réélu dans un contexte anxiogène, en pleine flambée de l’épidémie de coronavirus. Le premier tour de ces élections municipales a été fortement influencé par la crise sanitaire, nul ne peut en douter. Le taux d'abstention massif  dans notre commune fausse totalement la lecture de ce scrutin. L'abstention ne s'explique pas par la seule démobilisation des personnes âgées, elle touche toutes les catégories, à la fois d'âge et socioprofessionnelles. Clairement l'épidémie de coronavirus a eu un impact direct sur le scrutin. En empêchant le bon fonctionnement démocratique, elle a favorisé le renforcement de la prime au sortant ; l’équipe du maire sortant était la plus à même à avoir les moyens de mobiliser sa clientèle ou de jouer des procurations, (notamment dans les EHPAD). Nous avons des parents âgés, qui n’ont pu voter sans prendre le risque de s’exposer à la contamination, et d'autres d'ores et déjà confinés, qui ont été empêchés de voter … alors que les conditions de délivrance des procurations n'ont pas toujours été remplies comme cela aurait dû l’être pour éviter des biais importants au bénéfice du maire sortant.

Le coronavirus impacte le scrutin ... Thierry Del Poso mal réélu ...
Le coronavirus impacte le scrutin ... Thierry Del Poso mal réélu ...

Le coronavirus impacte le scrutin ... Thierry Del Poso mal réélu ...

Thierry DEL POSO réélu sur fond de crises :
crise sanitaire, crise politique, crise démocratique

 

 

Dans son allocution du 12 mars, le Président de la République au prétexte d’assurer "une respiration démocratique" a décidé du maintien de ce scrutin, négligeant tous les risques de propagation du coronavirus. Comment expliquer aux personnes atteintes de maladie chronique et aux personnes âgées de plus de 70 ans, à qui Emmanuel Macron a demandé "de rester autant que possible à leur domicile", qu’elles pouvaient en revanche se rendre aux urnes sans crainte ? L’annonce, la veille au soir du scrutin par le premier ministre, d’un renforcement des mesures de confinement visant à freiner l’explosion de l’épidémie, a augmenté l’effet désincitatif sur la population. A la crainte de contagion s’est surajouté pour beaucoup le sentiment de participer à un scrutin faussé et rendu absurde. D’autant que malgré les précautions sanitaires prévues pour rassurer ceux qui souhaitaient se rendre aux urnes, des membres du personnel soignant ont de leur côté appelé les électeurs à rester chez eux ; c’est notamment le cas du président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP (CHU d’Ile-de-France) qui a indiqué qu’il fallait "dès maintenant appliquer le confinement maximum". Ainsi, dès samedi, dans une tribune publiée sur Atlantico une quinzaine de médecins demandait au Président de la  République un report du scrutin.

Pourquoi ce maintien aberrant et imprudent ? Le report d’élections municipales avait été effectué en France il y a 12 ans, pour éviter une concurrence de scrutins entre l’élection présidentielle et les élections municipales. Cela avait été anticipé certes, mais pourquoi alors que depuis plusieurs jours, le pouvoir n’en finit pas de renforcer les mesures de confinement, sur la base des recommandations d’un conseil scientifique (créé sur le tard), pourquoi a-t-il voulu jusque là minimiser cette question ? Les problèmes immédiats et plus lointains posés par ce scrutin en pleine épidémie de coronavirus auraient dû logiquement inciter l’exécutif à préparer un report. D’autant que si le premier tour s’est déroulé au moment de l’annonce du stade 3, le second doit avoir lieu une semaine plus tard, et que de toute façon l’on sait depuis plusieurs jours que le pays suit une trajectoire semblable à celle de l’Italie dans la progression de l’épidémie de Covid-19. Une singularité française qui nuit gravement à l’expression démocratique alors que d’autres pays ont pris, eux, la mesure de l’enjeu politique : au Québec, les élections municipales partielles prévues ce weekend du 15 mars ont été annulées ; en Grande Bretagne les municipales prévues en mai sont reportées d'un an. Mais en France avec un virus qui a passé le stade 3, on maintient le premier tour sans savoir quelles seront les conditions pour le second ... C'est ubuesque, on fausse totalement le jeu démocratique en excluant du vote tous les citoyens vulnérables qui n’ont pu se rendre aux urnes et on ouvre la porte à tous les paramètres de tricheries.

Comment ne pas y voir une volonté, un calcul politique, de figer la carte municipale française en misant sur une abstention massive propre à favoriser la réélection des sortants ? C’est pour le moins une conception bien particulière de la "continuité de la vie démocratique" ! Car l’enjeu politique n’est pas mince ; c’est bien à terme la légitimité et l’efficacité des édiles locaux qui sont en jeu.

Dans notre pays déjà fortement impacté par l’abstention et la déshérence civique, le maintien de ce premier tour de scrutin vient aggraver l’écart entre les citoyens électeurs et les responsables politiques. Le maintien de ce premier tour de scrutin renforce sans conteste la crise de la représentation politique. A présent, si le second tour doit être annulé, comment  laisser coexister deux catégories de villes, les unes avec un nouveau maire, les autres avec les anciens maires au mandat prolongé. C’est totalement contraire au principe d’égalité démocratique et, si l'on s'en tient au Code électoral qui stipule que l'élection municipale est un scrutin à deux tours, alors l'annulation de l'un devrait entraîner l'invalidité de l'ensemble. La sagesse et le respect de nos principes fondamentaux voudraient si le second tour est annulé que le premier le soit également pour tout le monde et les mandats des équipes sortantes prolongés de quelques mois. D'autant plus que l'abstention record plombe lourdement le mandat des nouveaux élus qui se verront rappeler à chaque initiative qu'ils n'ont été choisis que par une toute petite minorité ! 

La réélection de Thierry DEL POSO 
ou
le vice de notre démocratie locale

 

Thierry Del poso est réélu dès le 1er tour avec 63,55% des voix, Ange Garcia obtient 22,73% et le trio Nouvelle Voie 13,7%. Avec seulement 42% de suffrages exprimés (déduction faite des "nuls" et des "blancs" sur 45,04% de votants), l'abstention a profité au maire sortant qui a capitalisé sa clientèle. Un vrai problème de représentativité puisqu' avec seulement 2754 voix pour 10 103 inscrits, Thierry Del Poso ne représente qu'un quart des électeurs.

Faible légitimité, mais ce serait le grand vainqueur ? Oui car déjà il bénéficie, avec le système de "prime au premier", d’une majorité absolue en nombre de sièges ; ce qui lui donne au final 28 sièges contre 3 sièges pour Ange Garcia (985 voix) et 2 pour le trio (594 voix). Voilà bien le vice de notre système de démocratie locale. Le maire échappe au regard de ses administrés faiblement représentés par les groupes d’élus minoritaires : 28 sièges pour 2754 voix contre 5 sièges pour un total de 1579 voix.

Autrement dit alors que le contrôle institutionnel est faible, le contre-pouvoir politique est rendu quasi inexistant. Thierry Del Poso pourra donc persister dans la continuité de ses pratiques très contestables du point de vue de l’intérêt général.

Nous l’avons dit et répété, le système est tel qu’à défaut d’une véritable mobilisation de l’électorat ou d’un contrôle de légalité efficace, le maire sortant se maintiendra et persistera dans ses fautes. L’abstention massive condamne le renouvellement. Un maire mal élu ne devrait pas se sentir légitime.

Pour résumer :

Un quart des inscrits a voté Thierry Del Poso. Un quart d’électeurs qui le considèrent désormais comme leur « champion ». Un quart de citoyens qui le maintiennent ainsi à la tête de la commune.

Il faudrait considérer que 75 % des Cyprianais acceptent de facto ce verdict?

Parions qu’ils vont l’accepter : la démocratie a bon dos… !

Mais, plus préoccupant,  le suffrage a-t-il le pouvoir d’absoudre les fautes commises ?

Un pardon déjà consenti par un quart… au nom de tous : la démocratie a bon dos… !

Qu’en pense la Justice ?  Reçoit-elle son compte à se retrouver bafouée au fond des urnes ?

Le chevalier blanc a-t-il réellement reblanchi son noir manteau ? …

 

A SUIVRE ...

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Projet du port - Une vraie farce électorale, avec l’électeur pour dindon !

Publié le par pugnace

Article précédent introductif posté le 05/03/2020

Article précédent introductif posté le 05/03/2020

Examinons donc à présent les explications de Thierry DEL POSO sur le projet du port qui a inspiré "le torchon d’article de Que Choisir ?"

Thierry Del Poso l’a dit et répété avec insistance : "rien n’est encore décidé, le conseil municipal devra se prononcer sur ce projet qui de toute façon n’aboutira pas avant 15 ans", et d’insister en lançant sans rougir à son auditoire, "c’est à vous de décider."

Pour appuyer son propos, il rajoute même ; "c’est un projet, disons un travail artistique, c’est une intention, une esquisse… ce sont des intentions d’architecte". Et de vanter son choix de vendre le terrain à prix bas pour obtenir le concours d’un architecte de renom … Comprendre : laisser ainsi la possibilité de gains substantiels à la revente. Gains substantiels pour les opérateurs bien entendu ! Un tel projet de 200 logements sur le port justifie ce petit prix de 9 millions 200 000 €. Si les colistiers inquiets sont rassurés avec ces discours…

Conscient peut-être d’avoir trop mal dit, il pense sans doute rassurer  l’auditoire avec un petit couplet sur sa volonté de démocratie (aïe !) et de transparence (aïe … aïe … aïe …). Pour preuve : nomination d’une commission pour l’examen des offres et le choix du vainqueur du concours d’architecte … 3 dossiers, 2 retenus et, au final, le conseil municipal a choisi, non pas l'architecte seul comme le maire le dit, mais bien le PROMOTEUR qui va avec, le groupe Angelotti-Moreau ! Le Conseil Municipal fait le même choix que la commission. Qui aurait pu en douter ?

Pourquoi donc Thierry Del Poso affirme-t-il avec insistance, "au stade où nous en sommes, pas de pouvoir de signer quoi que ce soit donné au maire …"

Pourquoi Thierry Del Poso ne dit-il pas un mot sur le PROMOTEUR « vainqueur de ... l’appel à projet » ?

Stupéfiant ! Extraordinaire bagout pour tromper l’électeur crédule. Le plaisir artificiel du mensonge et la jouissance du faux.  Mais il est difficile de tromper les journalistes de "Que Choisir", dont nous saluons le remarquable travail d’investigation car la consultation des trois délibérations du conseil municipal confirme bien les conclusions de leur enquête et inscrit en faux les propos du maire-candidat !

Nous avons confronté les déclarations péremptoires de Thierry Del Poso, maire candidat, à la réalité actée par les délibérations que le maire sortant a fait voter.

Quoi qu'il en mente, Thierry Del Poso a fait voter 3 délibérations par le Conseil municipal pour ficeler son projet !

 

1/ le conseil municipal vote le lancement de l’appel à projet du port – Délibération du 28 mai 2018 :

Dès cette première délibération, Thierry Del Poso fait voter l’autorisation donnée au maire à engager et à mener la procédure d’appel à projet selon les modalités prévues dans le règlement annexé à la présente délibération (le cahier des charges réalisé par un nom qui se murmure) ; l’autorisation donnée au maire à engager une procédure de désaffectation et de déclassement des espaces concernés par l’appel à projet afin de faire procéder à leur aliénation (…) ; l’autorisation donnée au maire à fixer le (petit) prix de vente prévisionnel de l’ensemble des parcelles concernées à 9.200.000 euros, conformément à l’estimation du service des domaines réalisée en date du 23 octobre 2017.

EXTRAITS ET MISE AU VOTE

"Pas de pouvoir de quoi que ce soit donné au maire"  ?! Dès cette première délibération ... C'est déjà bouclé !

2/ le conseil municipal vote la constitution d’un comité d’appel (commission) à projet et la désignation des membres du comité d’appel à projet – Délibération du 21 juin 2018 

  • Sur la constitution du comité d’appel et l’autorisation donnée au maire à signer tout document afférent à cette affaire :

"Pas de pouvoir de quoi que ce soit donné au maire"  ?!

  • Sur la désignation des membres du comité d’appel à projet :

Le rapport du maire soumis au vote du conseil municipal citait 2 membres pour les personnalités qualifiées :

Thomas CHARLET, hydraulicien, gérant de la société Charlet Ingenierie de l’Eau, de l’Environnement et des Milieux Aquatiques (C.I.E.E.M.A) à Cases de Pene.

Jean-Marie GARCIA, gérant de la société Jean-Marie GARCIA paysagiste à Perpignan.

Cependant, au cours de la séance, le maire indique que Jean-Marie GARCIA se retire pour « des raisons de disponibilité d’autant que ce n’est pas payé. »

Jean-Marie GARCIA cité donc initialement comme candidat à la commission, entrepreneur individuel a pour APE des activités d’architecture, dont celle de paysagiste. Son lien avec le groupe Angelotti-Moreau apparait dans la réalisation immobilière et commercialisation des lotissements "Les Terrasses du Canigou" à Ortaffa où il apparait comme paysagiste. Voir le lien :          http://www.moreauinvest.com/fichiers/Fiche%20Terrasses%20Canigou.pdf

Comment le nom de ce paysagiste est-il sorti du chapeau pour devenir personnalité qualifiée dans cette commission qui devait traiter de 2 dossiers, dont celui d'Angelotti Moreau ? Hypothèse : puisque J-M Garcia n’avait pas déjà travaillé pour Saint-Cyprien (le maire l’aurait signalé comme il l’a signalé en séance pour Thomas Charlet), son nom a pu venir tout naturellement à travers le promoteur Angelotti qui, lui, avait déjà travaillé avec Jean-Marie Garcia ... Car une chose paraît certaine, pour un projet de cette importance, l’excuse de l’indisponibilité ne tient pas.

Garcia tardivement écarté, il est finalement proposé au conseil municipal de voter pour 3 personnalités qualifiées : Thomas CHARLET (entreprise privée) et 2 fonctionnaires de la DDTM.

La délibération du 21/06/2018 fait apparaitre ces 3 personnalités qualifiées  :

Thomas CHARLET, hydraulicien,

L’architecte conseil de la DDTM (M. CHAMBLAS ou son remplaçant),

La déléguée territoriale de la DDTM (Mme AERTS ou son remplaçant)

Le retrait de la candidature de JEAN-MARIE GARCIA n’est pas même mentionné dans le compte rendu de séance du conseil municipal.

 

 

Bel exercice de démocratie représentative ! 5 élus de la majorité et 1 élue de  "l’opposition constructive", si chère à Thierry Del Poso. Le premier groupe d'opposition, Mosaïque, est exclu.

Bel exercice de transparence ! Parmi les personnes qualifiées au titre d’experts indépendants, 2 membres de la DDTM et 1 hydraulicien privé, M. Thomas CHARLET, patron de la CIEEMA. Notons que M. CHARLET est le seul membre de cette commission à avoir participé à toutes les réunions de travail (les membres de la DDTM ont opéré des remplacements entre collègues).

Thomas CHARLET, cité par les journalistes de "Que Choisir".

Pourquoi la présence de M. CHARLET a-t-elle pu autant troubler les journalistes d’investigation de "Que Choisir ? "

Peut-être bien en raison, lui aussi, de ses liens professionnels avec le PROMOTEUR VAINQUEUR DU CONCOURS ! .... ANGELOTTI MOREAU

 

3/  Quand le conseil municipal entérine l’avis de la commission :

PRESENTATION DES PROJETS 2019 –REQUALIFICATION DE LA ZONE PORTUAIRE DE SAINT-CYPRIEN – Délibération du 14 mars 2019 :

Le rapport du maire soumis au vote du conseil municipal ne cite plus que 2 membres pour les personnalités qualifiées:

Toujours M. Thomas CHARLET et Mme HOUPERT, déléguée DDTM des PO.  L’architecte conseil de la DDTM (M. CHAMBLAS ou son remplaçant) n’est plus cité.

Le conseil vote sur l’avis de la commission laquelle, après échanges sur les 2 présentations techniques et financières a  approuvé à l’unanimité, la proposition du groupement Angelotti-Moreau-Riccioti.

Le Conseil Municipal entérine donc l’avis de la commission.

A noter que le conseil municipal reste dans l’ignorance totale des conditions financières.

Le compte-rendu de séance évoque les réunions de la commission constituée par la délibération du conseil municipal sans préciser la date du conseil et sans même mentionner l’identité des 2 ou 3 personnalités retenues qui la constituent !  

 

Sans surprise donc,

le vainqueur est le groupe ANGELOTTI MOREAU !

Trop Fort notre DEL POSO !

OUI ! Voilà bien là un tour de passe-passe à la Del Poso et une réunion électorale sous forme de farce … avec l’électeur pour dindon !

 

Un autre argument pour la route : comment le maire peut-il prétendre que rien n’est fait alors que le projet a donné lieu à un jugement en annulation auprès du Tribunal administratif de Montpellier, jugement dont la commune a fait appel pour maintenir les délibérations déjà prises : la procédure est en cours.

 … Et pour clore sa réunion publique, Thierry Del Poso livre une dernière attaque contre ces journalistes qui écrivent n’importe quoi : il ose dire, sur le camping (Al Fourty) ça a été jugé et rejugé sur le plan administratif. Autrement dit, circulez, il n’y a rien à voir ! Faut-il rappeler à notre avocat maire que la décision de la Cour d’Appel de Marseille de décembre 2014 reste exécutoire puisque, ni la ville, ni Serge Ambroise, n’ont fait cassation : Al Fourty, non plus, ce n’est pas fini…

Nous sommes bien là dans les procédés habituels pointés par l’article de "Que Choisir" (Projet du port, Al Fourty, Eco-logis / Lodef …) : on fait d’abord ses petites affaires, on les boucle, puis on organise une façade légale, prétendument respectueuse des lois, avec des pots de fleurs qui vont entériner ce que le sous-main a déjà décidé. Bien sûr, il y a toujours un détail qui cloche, une fausse note, qui contrarie le système, soit par  amateurisme, soit par désinvolture ou excès de confiance. Mais Thierry Del Poso aura toujours un mensonge à la bouche pour rassurer ceux qui doutent et complaire aux crédules. A qui tout cela profite-t-il ? Poser la question  ne devrait  rassurer ni les Cyprianais, ni les colistiers qui doutent…

 

Affaires à suivre ...

 

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« QUE CHOISIR ? Journalisme de bas étage » !?... Thierry DEL POSO dans tous ses états …

Publié le par pugnace

« QUE CHOISIR ?  Journalisme de bas étage » !?... Thierry DEL POSO dans tous ses états …

Lors de sa réunion électorale tenue le 26 février à la salle du Yacht Club de Saint-Cyprien, le maire sortant, candidat à sa réélection, a vilipendé publiquement l’article du magazine "Que Choisir" * ainsi qualifié : "torchon de mensonges,  journalisme de bas étage, un journalisme, ni d’enquête, ni d’investigation … article de mauvaise foi…"

Visiblement l’homme a été touché où ça fait mal. Il faut dire que certains de ses colistiers s’étaient eux-mêmes émus de cet article lors de sa parution au point de demander des explications à leur leader… Thierry Del Poso a alors choisi, comme à son habitude, l’escalade grossière de l’invective et du mensonge, et cela du début à la fin de cette réunion. Non seulement il ment sur les faits existants et relatés par "Que Choisir", mais il en invente d’autres, par exemple en prétendant avoir reçu une bonne note des finances publiques ! L’enjeu est important pour lui : il lui faut à la fois abuser plus encore la crédulité publique et calmer quelques colistiers apeurés par le wagon où ils sont montés. Il sature alors l’espace sonore de chapelets de propos affirmés avec l’aplomb de l’avocat et la roublardise du menteur.

Pêle-mêle, Thierry Del Poso se vante d’avoir réduit la dette *, d’avoir reçu les satisfécits de la Chambre Régionale des Comptes *, et,  comble du ridicule, d’avoir reçu une bonne note de la DGFiP : 17,4 sur 20, précise-t-il en brandissant une feuille…vierge ! Là on atteint des sommets de ridicule - certains parlent du mur du çon - car la Direction Générale des Finances Publiques (qui est une des Directions Centrales du Ministère d’Etat des finances et des comptes publics) n’a, ni vocation, ni compétence de notation ; cela serait contraire au principe de droit et de déontologie de cette administration. Une invraisemblance corrigée prudemment en fin de réunion par suite de demande de précision d’un Cyprianais : sans se démonter, Thierry Del Poso passe alors de la DGFiP … au Trésorier d’Elne « pour parler vulgairement », indique-t-il. Bien sûr, cela n’est pas plus crédible : le comptable Public est par nature et par fonction indépendant de l’ordonnateur et ne saurait donner de notes ! Anecdotique cette fabulation ? Pas tant que cela car elle est bien révélatrice du mépris de Thierry Del Poso pour les Cyprianais auxquels il ne cesse de raconter des sornettes. Et ce mot est faible…

Examinons à présent ses explications sur ce projet du port qui a inspiré « le torchon d’article de Que Choisir ? »

Nous avons confronté les déclarations péremptoires de Thierry Del Poso, maire candidat, à la réalité actée par les délibérations que le maire sortant a fait voter.

Lire la suite dans notre article à venir,

 « Projet du port - Une vraie farce électorale,

avec l’électeur pour dindon ! »

 

* Pour Rappel voir nos précédents articles sur les blogs de Pugnace et Mosaïque :

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Elections municipales de Saint-Cyprien : « une position claire » - Isabelle Jouandet

Publié le par pugnace

Cet article est reposté depuis Jean Jouandet - Le blog de pugnace.

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