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Saint-Cyprien ... L'Imposture de Thierry Del Poso ... La Machine Infernale...Chapitre 8

Publié le par pugnace

Le rassemblement festif, objectif de faire-valoir politique ...

Le rassemblement festif, objectif de faire-valoir politique ...

Les trouble-fête ... ou "haineux" opposants ...

Les trouble-fête ... ou "haineux" opposants ...

Trois temps pour dire …

L’imposture de l'élection de Thierry Del Poso

Au deuxième temps de la Machine Infernale ... Le Temps des Dupes

 

Deuxième temps - La Machine Infernale - suite des chapitres 1 à 7 (voir nos articles précédents)

 

Les jeux et quelques miettes de pain font les bons clients - électeurs !
Les jeux et quelques miettes de pain font les bons clients - électeurs !

Les jeux et quelques miettes de pain font les bons clients - électeurs !

Extraits ...

Chapitre 8
Le temps des dupes

 

Le système d’hier se perpétue donc aujourd’hui : les hommes changent, peu ou prou, le pacte humain reste le mode de gestion de Saint Cyprien. Le successeur de feu Jacques Bouille, Thierry Del Poso, reproduit le même schéma en surfant sur les failles de la décentralisation laquelle a eu un effet de souffle sur des pratiques auparavant considérées comme exotiques. Le clientélisme a toujours existé mais ses effets étaient limités tant que les politiques locaux avaient un pouvoir restreint en compétences et soumis au contrôle effectif de l’État. À partir du moment où l’on a transféré massivement des moyens financiers et des compétences, on est passé dans un autre espace pour lequel les dispositifs légaux restent en retard.

Pour que le clientélisme se développe, il faut une base géographique petite, ce qui est le cas de la commune de Saint-Cyprien, et il faut un contexte socio-économique particulier dans lequel la notion d’offre et de demande ait du sens. Or à Saint-Cyprien, ce sens est très fort car il y a un taux d’emploi privé assez faible ; le secteur public domine et donc pour bien comprendre comment se tisse le clientélisme de Thierry Del Poso, il faut parler en termes d’offre et de demande. Le maire exploite sans vergogne le filon de la décentralisation qui a permis de multiplier la capacité de l’offre. La demande qui varie dans le temps et dans son contenu touche au final à tous les aspects de la vie sociale quotidienne : l’accueil à la crèche pour son enfant, la dérogation scolaire, l’attribution d’un logement social, la délivrance d’un document administratif quelconque, etc. Tous ces actes du quotidien, pour peu que les règles soient obscurcies, peuvent amener chacun à solliciter l’aide d’un élu alors qu’il s’agit le plus souvent d’un droit inscrit dans le fonctionnement normal d’un service public. L’élu rend le service qui est normalement dû et l’administré se sent redevable. Mais les principaux objets de l’échange restent l’emploi public (offre et promotion) et le logement. À ces deux moyens d’action traditionnels, le clientélisme moderne ajoute les subventions ou aides matérielles octroyées par la municipalité aux associations. Selon leur nature, la contrepartie sera pour celles-ci de relayer « la bonne parole de l’élu » ou de faire « les bons choix » dans les conventions qu’elles-mêmes pourraient avoir à passer avec d’autres intervenants. C’est la stratégie de la toile d’araignée qui permet de tisser et densifier le réseau de futurs électeurs mais aussi d’étouffer les contestations. L’équipe delposiste cible si bien son activité qu’elle en oublie les associations d’aide aux « exclus » qui n’offrent pas à ses yeux de contrepartie électorale.

(…)

À la veille des élections municipales de 2014, l’atout maître de Thierry Del Poso réside dans l’ancestral duo « panem et circenses » (du pain et des jeux). Les distributions et les distractions qui améliorent et agrémentent l’ordinaire des administrés font les bons électeurs : les distributions plaisent au porte-monnaie, les distractions réjouissent les cœurs, toutes deux dissipent les austères interrogations sur la gestion publique et invitent sinon à la reconnaissance, du moins à la reconduction. Le pain et les jeux se conjuguent utilement car leur clientèle diffère. Les jeux sont publics et les distractions ainsi offertes à tous ont un impact maximum alors que les distributions, qui ne sont plus de pain en 2014, mais d’emplois, de faveurs ou d’avantages, sont sélectives et visent à fidéliser des bénéficiaires choisis et leur famille. Les deux procédés sont dans le monopole du pouvoir établi en mairie qui a seul la capacité financière et logistique d’en user à sa guise et à son profit. Il ne s’en prive pas à la veille d’une élection. Le budget communal en témoigne.

(…)

Les évènements traditionnels sont magnifiés. La cérémonie annuelle des vœux du maire passe de la « rencontre méridienne : discours-vidéos-apéritifs » au niveau «journée de réjouissance municipale » avec buffet complet et après-midi récréative. Les feux d’artifice du 14 juillet et du 15 août deviennent des prestations de prestige, et de coût, concourant pour décrocher la louange du plus beau spectacle pyrotechnique du département. Même l’hommage aux marins péris en mer devient prétexte à cocktail en présence de Monseigneur l’évêque (mais pas des conseillers municipaux d’opposition « non constructive ».) L’événement de rue devient un objectif. Le spectacle ou l’animation populaire enrichissent le bilan municipal et transforment le rassemblement festif en faire-valoir politique.

(…)

Plus sélectives, donc encore plus électoralistes, les distributions se multiplient sur l’exercice budgétaire. Assez discrètes évidemment, elles sont moins quantifiables car financées sur divers postes de budget, étalées dans le temps et diversifiées au fil des attributions de logements, d’emplois, de concessions sur le domaine public, de permis de construire ou de lotir, de salles de réunion, de subventions, d’emplacements sur le marché ou d’anneaux sur le port, de médailles d’honneur de la ville ou d’hommages rendus dans la presse à la diligence de la com. municipale. La palette des avantages et des faveurs dont dispose librement le maire est assez large pour répondre à toutes les sollicitations et même les devancer. Il veille particulièrement à plaire aux deux tranches d’âge extrêmes : les jeunes qu’il convient d’attirer, de dépanner et de faire inscrire sur la liste électorale, et les retraités, nombreux et attentifs donc à choyer. Aux premiers on offre de plus en plus de contrats d’apprentissage, d’emplois temporaires d’été, de stages divers, en privilégiant le nombre de bénéficiaires et le degré de sympathie affichée. Aux autres on sert le thé dansant en décembre, on envoie une carte d’anniversaire, on distribue le coffret de friandises de Noël. C’est le temps des cadeaux et des bouts de trottoirs. Les réunions de quartiers promises depuis des années éclosent comme coquelicots au printemps et l’écoute du sortant y est on ne peut plus attentive

(…)

Nous avons prôné l’intérêt public contre l’intérêt clanique. Nous n’avons pu que faire le constat de ce phénomène récurrent, qui semble donc relever d’une tradition locale indécrottable car Del Poso et les siens cultivent toujours habilement cet art pervers du clientélisme qui conforte durablement leur fauteuil et les dispense de l’effort de gérer l’intérêt public. (…) C’est la prime-sourire aux électeurs qui se ristourne en prime-vote au sortant, pour peu que celui-ci veille simultanément à valoriser son capital de confiance.

La confiance ? Il s’agit ici de tenter de comprendre, suite à son bilan d’échecs, comment et pourquoi Thierry Del Poso reste en situation de persévérer dans le feuilleton du foireux et des ratés. C’est le mystère de la sainte démocratie cyprianaise : Thierry Del Poso, maire, perd sur tout mais, candidat, il gagne aux élections. Pourtant, aux manettes du budget, Thierry Del Poso perd des millions d’euros. C’est un champion des mauvais choix, ceux qui coûtent cher ou ne rapportent rien (à la commune tout au moins). Chacun ici connaît la gabegie du camping municipal Al Fourty où l’on vend à Serge Ambroise à 10 millions alors qu’il y avait preneur à 12, et où on encaisse moins de 9,5 totalisant une perte pour la ville de 2,5 millions. Chacun ici se souvient de la vente du terrain de la cave coopérative à Batisoleil, agence immobilière Péreira d’Argelès, société écran derrière laquelle devait agir l’entreprise de construction Péreira, père et fils. Patatras ! (…) Le permis de construire avait pourtant été accordé en juillet 2012 à Pereira père et fils ... sans que le prix d’achat (400 000 euros) ait été encaissé. Et la perte est lourde : le promoteur Nexity (qui lui n’est pas en faillite) offrait pour ce terrain 1 million d’euros : le maire l’a écarté, il a fait un "choix subjectif", a-t-il dit, et en guise de références sur Pereira il assurait que son adjoint, Thierry Lopez, en charge des travaux les connaissait depuis longtemps : autant dire que le résultat était prévisible. Grâce aux deux Thierry, la commune a été privée d’un million d’euros. Son bilan se décline en ratés successifs sans que Thierry Del Poso n’ait jamais exposé aux habitants, depuis qu’il est maire, sa vision de l’avenir de la commune, son programme de développement (s’il y en a), la politique sociale de la ville (logements, transports, troisième âge, emploi), son projet pour la jeunesse, l’inventaire des œuvres d’art, leur avenir et celui des musées, ni présenté concrètement un projet de salle polyvalente ou de réfection du baladoir et du port, ni même de protection du littoral.

Un bilan foireux et de nouvelles promesses dont les projets phares pourtant peu crédibles suffisent à rassurer ses clients et les victimes de la désinformation municipale. Car ces nouvelles promesses se parent d’un avenir qu’il ne maîtrise pas : Thierry Del Poso ne suscite pas la confiance mais il demande crédit pour « ses trois grands projets ». Le premier est un centre médical de rééducation pour sportifs : à l’en croire, c’est une clinique de haute technologie qui va créer plus de 200 emplois pour une centaine de lits. L’investissement est de plusieurs dizaines de millions, mais c’est privé, ça ne coûtera rien à la commune même si Thierry Del Poso demande au conseil municipal l’autorisation d’acheter le terrain d’emprise pour un million d’euros. C’est destiné aux sportifs de haut niveau mais les habitants de la commune pourront y accéder et en plus on va y ouvrir un dojo (destiné non pas à la méditation bouddhiste mais au judo). Et de promettre, « tout est prêt, il ne manque que la signature du ministre pour l’agrément des lits et le conventionnement »

(...)

Le deuxième projet n’est rien d’autre qu’un lycée, un lycée privé que l’on va réaliser en partie sur le petit jardin jusque-là destiné aux activités éducatives de l’école maternelle publique. Les malveillants, en l’occurrence désignés comme sectaires bouffeurs de curés, vous diront que le préfet et l’inspecteur d’académie ont émis un avis très défavorable et que les deux communes voisines de la nôtre ont déjà un lycée public qui fait douter du besoin et de la faisabilité de ce projet. Dieu merci ! Ça se fera. Thierry Del Poso a déjà déclassé le terrain du domaine public que l’on va céder bientôt et pour remercier l’évêché de l’avoir invité à une petite fête, il a même versé une subvention de 5000 euros au porteur de projet et coopté le futur directeur de cet établissement dans sa future équipe municipale.

Le troisième beau projet, c’est le gymnase du village. Un superbe gymnase qui permettra d’organiser des compétitions de diverses disciplines, fera venir des équipes nationales et attirera ainsi dans la station une clientèle intéressante pour nos hôtels et commerces. Le coût de ce gymnase tournera aux alentours de 5 millions d’euros… dont pas un centime n’est encore inscrit au budget. Les critiques patentés indiquent qu’ailleurs un maire vient d’inaugurer un gymnase qui n’a coûté que 800 000 euros mais il leur est rétorqué que c’est une construction de ferraille sans rapport avec notre superbe projet. Les mêmes critiques parlent aussi d’un autre gymnase voisin à 1,8 million avec le parking : tant mieux si ce bâtiment convient à cette commune mais, leur dit-on, ici c’est autre chose, voyez les photos et le grand panneau installé sur le site, franchement ça a une autre allure, vous pourrez être fiers de votre gymnase… et de votre maire.

Au lendemain de l’élection, les grandioses et coûteux panneaux (dépenses déjà engagées pour ce « projet », plus de 300 000 euros), figurant le superbe gymnase à 5 millions d’euros qui avaient été placés avant la campagne sur son futur site d’implantation ont disparu. Ils ne laissent un temps sur l’arrière-fond des Albères qu’un majestueux mais funèbre squelette de portatifs géants. Squelette d’une promesse lancée dès 2011, relancée à la veille des municipales de 2014, et qui durant quatre ans a posé aux passants la question angoissante : bientôt mais quand ?

En l’an 2018, l’ossature de ces panneaux pour un projet de gymnase enterré a finalement été retirée : peut-être trouvera-t-elle son réemploi aux alentours de Pâques 2020 ? Ayons confiance en le génie créateur de notre maire. Ayons foi en leur résurrection à la faveur des prochaines municipales !

Bientôt ... Mais quand ?

Bientôt ... Mais quand ?

A SUIVRE ...

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SAINT-CYPRIEN, UNE VILLE EN CHUTE LIBRE …

Publié le par pugnace

.........................MAYDAY MAYDAY MAYDAY ...............................

.........................MAYDAY MAYDAY MAYDAY ...............................

 
Comment en sommes-nous arrivés là ?

 

Vous avez l’impression de vous souvenir ?

Bien sûr,  nous avons dit et redit tout cela. Mais relisez-nous ! Vous découvrirez la permanence des comportements delposistes et l’oubli coupable de nos multiples avertissements….

De quoi éclairer votre prochain vote, non ?

Depuis 10 ans, le maire de Saint-Cyprien ne dit rien, dissimule, voire déforme la réalité, s'enferme dans le silence ou le monologue, n'explique ni ses erreurs, ni ses projets pour la commune qui s’enfonce au fil du temps dans une sinistrose morale, financière, économique, sociale, culturelle, environnementale et patrimoniale.

A quatre mois des élections municipales de mars 2020, nous vous proposons de découvrir ou redécouvrir quelques articles de Pugnace parmi les plus significatifs des errements de la gestion Del Poso and Co. Dès les 5 premières années de sa gouvernance, les signaux sont là, relevés au fil de ses écrits de l’époque par Pugnace… Nous verrons dans de prochains articles que l’avenir a hélas donné raison aux mises en garde des élus Pugnace/ Mosaïque, ces dangereux « terroristes » (dixit Del Poso) 

Le passé doit conseiller l'avenir

Le passé doit conseiller l'avenir

Rétrospective des années 2010-2015

(Articles dans leur jus de l’époque)

 

Un vrai catalogue d’affaires foireuses pour un premier bilan chaotique !

L' électeur-contribuable curieux qui prendra le temps de lire ou relire ces articles constatera l’extraordinaire incohérence, l'incroyable déviance, de la gestion municipale durant ces cinq premières années de mandat de Thierry DEL POSO …  Réélection oblige, le pire reste à venir … où l'argent public se volatilise ! Nous vous en informerons dans de prochains articles.

 

A SUIVRE ...

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Saint-Cyprien ... L'Imposture de Thierry Del Poso ... L'Engrenage ... Chapitre 7 ...

Publié le par pugnace

La "Farce de Maître Pathelin", pièce médiévale où Maître Pathelin, avocat rusé, décide de refaire sa garde-robe sans que cela ne lui coûte un sou ...

La "Farce de Maître Pathelin", pièce médiévale où Maître Pathelin, avocat rusé, décide de refaire sa garde-robe sans que cela ne lui coûte un sou ...

Trois temps pour dire …

L’imposture de l’élection de Thierry Del Poso

Au premier temps de l'engrenage ... Maître Pathelin à la manoeuvre

 

Premier temps - L'Engrenage - suite des chapitres 1 à 6 (voir nos articles précédents)

Thierry Del Poso est un usurpateur qui ose tout ..

Thierry Del Poso est un usurpateur qui ose tout ..

Extraits ...

Chapitre 7
Maître Pathelin à la manœuvre

 

Dans ce contexte toujours sensible, les pratiques provocatrices de l’équipe municipale choquent le public des conseils municipaux. Ni les mises en garde argumentées de Jean en séance, ni le bilan très négatif des contentieux administratifs, ne parviennent à ébranler cette solidarité aveugle qui pèse sur une gestion municipale dommageable à l’intérêt collectif. Pourtant, les décisions municipales annulées, sont bien imputables à Thierry Del Poso, maire et président de l’EPIC. De fait, on peut légitimement douter de sa compétence en sa qualité de maire mais aussi en celle d’avocat puisque lui-même crée et entretient la confusion entre sa profession et son mandat. (…) Cet amalgame du maître et du maire vise en surélevant ainsi la fonction élective d’un socle d’expertise juridique, tout autant à impressionner l’électeur qu’à souder la confiance de ses proches en sa capacité et à dissuader les contestataires. Les dix-sept jugements défavorables du TA devraient pourtant ébranler le crédit de l’avocat responsable de la gestion communale d’autant que s’y ajoute, en dépit de tout bon sens élémentaire le non-respect de la chose jugée (comme dans le dossier Humpage).

Ses colistiers ne l’entendent pas ainsi et persistent dans leur déni de ces réalités judiciaires. Les moins belliqueux d’entre eux avec lesquels nous pouvons encore avoir quelques échanges en aparté à la sortie des conseils nous le disent, « il est avocat, il sait ce qu’il fait. » Cet enfermement abscons nous déroute bien qu’il puisse s’expliquer par les manœuvres d’instrumentalisation du maire. Du début de sa mandature à ce jour, Thierry Del Poso joue de la diversion, du recours à des consultants extérieurs «indépendants », de l’évocation abusive de l’assentiment de la Préfecture, pour légitimer ses décisions. Lorsque celles-ci sont trop impopulaires, il en diffère l’application pour amortir la réactivité de l’opinion publique. Des procédés banals de politique politicienne qui nécessitent de maintenir le public (et les conseillers municipaux dont les colistiers « non-initiés ») dans l’ignorance, ou pire, dans la tromperie en donnant de fausses informations. Sur ce point, Thierry Del Poso excelle : opacité des procédures, interprétation mensongère des décisions de justice ou préfectorales, dissimulation ou contre-vérités sur les aides d’État … Les exemples sont trop nombreux pour être tous cités ici mais je reviendrai sur les plus signifiants.

Autre point d’orgue de cette stratégie de manipulation : encourager le public à se complaire dans la médiocrité et désigner à la vindicte populaire un groupe ou un homme que l’on accuse à tort d’actes préjudiciables à la collectivité. Outre ses déclarations de presse et ses blogs, l’officiel et le masqué, le maire n’hésite pas à user de l’instrument de communication municipale. À titre d’exemple, non exhaustif, dans le bulletin municipal (BM) de février 2012, sous un grand drapeau tricolore (!) le groupe majoritaire publie un pamphlet diffamatoire contre l’opposition.

(…)

L’abus des moyens de communication communaux pour abattre ses opposants, tromper ses administrés, est mortifère pour la démocratie. Ce procédé, on le retrouve tout au long de la mandature de Thierry Del Poso. Un détournement récurrent des outils du pouvoir qui peut paraître bénin mais acte le tempérament d’un maire qui transforme insidieusement par ses débordements quotidiens la gouvernance municipale en régence locale. Dès lors, où fixer les limites de ces excès ?

(…)

C’est le même homme qui abolit la démocratie, détourne l’emblème national pour jeter son fiel contre ses opposants, et manœuvre contre ses propres amis politiques. Il est plus qu’un menteur, c’est un charlatan politique. La «Farce de Maître Pathelin » jouée par notre Maître maire à Saint-Cyprien s’essaie à des tournées hors de la ville. Notre Zen Just cauteleux nous en donne ainsi une belle représentation lors de la course à l’investiture de l’UMP pour les élections législatives de juin 2012. Avant la date d’ouverture de la campagne pour l’investiture du candidat UMP, Thierry Del Poso procède à la diffusion de 80 000 flyers sur l’ensemble de la circonscription. Un flyer de quatre pages, dont le financement reste énigmatique.

(…)

Ce « forcing » politique d’un maire élu sous l’étiquette « Nouveau Centre » et tout récemment encarté « UMP » a été accompagné par des attaques discriminatoires à l’égard de l’âge du député sortant, Fernand Siré, (relayées comme à l’accoutumée par le blog du « catalan-decu »). Quelques semaines avant l’octroi des investitures par l’UMP, Thierry Del Poso a également fait diffuser par l’hebdomadaire local « le Petit journal » un publi-communiqué (toujours payant) à sa gloire sur deux pleines pages, avec son portrait à la une, et il l’a fait distribuer à l’entrée d’un meeting départemental organisé sous la présidence du secrétaire général de l’UMP. Duplicité, mensonge, non-respect des règles républicaines, non-respect de la justice, non-respect des règles de son parti politique, financement opaque de sa pré-campagne, l’homme à lui seul concentre toutes les dérives reprochées à la politique politicienne. Alors comment expliquer son maintien dans la vie publique ?

Comme le dit le juge de notre farce, « Revenons à nos moutons ». Concernant les élus de sa majorité (hors du cercle rapproché d’initiés), on ne peut concevoir qu’ils soient tous de pareille mauvaise foi ! Alors, comment expliquer leur totale irresponsabilité ? Indifférence ? Relâchement moral ? Intérêt personnel ? (…) Mais les autres acteurs de la vie publique ? Les responsables du Parti des « Républicains » ? Les élus de « l’opposition constructive » ? Les citoyens ? Tous ne sont pas dupes et pourtant Thierry Del Poso prospère sur fond de tromperies grossières récidivantes, d’autoritarisme aigu et d’irrespect judiciaire.

(…)

Renverser le cours de l’histoire ? Jean l’a tenté. Il a échoué, se heurtant à cette confiscation du pouvoir mais aussi aux trahisons de nos alliés d’hier avec le ralliement au maire de l’opposant Jean Roméo et, plus choquant encore, celui de la socialiste, Marie-Pierre Sadourny.

Le premier, simple citoyen (élu sur une liste DVD) est apparu sur la scène publique par « esprit de civisme » proclamé au lendemain de l’affaire Bouille. Il n’a pas résisté à l’offre d’un poste d’adjoint et se rallie au maire dès mars 2011 lors du fameux «conseil sans chaises ».

(…)

La seconde trahison, celle de Marie Pierre Sadourny, socialiste et tête de liste du groupe « Union de la gauche », nous stupéfie. D’un point de vue politique, ce grand écart est un reniement pour ceux qui ont encore foi en les idées. Au regard de la relation humaine, ce comportement est particulièrement choquant.

(…)

Le point de départ du reniement remonte à septembre 2011 lorsque les élus locaux, « grands électeurs » pour le Sénat, sont conviés en mairie au nom du Président du Conseil Régional par Marie-Pierre Sadourny, alors responsable (intérimaire) du parti socialiste. Il s’agit pour Christian Bourquin de présenter son programme. C’est là que l’accent catalan de la démocratie locale s’est révélé : cédant aux oukases du maî(t)re des lieux, le candidat Bourquin a finalement, après une bonne heure de tractations et sans vergogne, accepté d’exclure de la rencontre tous les élus minoritaires, dont la conseillère Marie-Pierre et néanmoins son amie, ainsi réduite à pleurer sa honte dans la rue puis à s’aligner sur la tactique électorale du candidat au Sénat. Dans la foulée, Marie-Pierre Sadourny procède au sabotage de la procédure engagée au Tribunal administratif pour contester la vente du camping Al Fourty.

(…)

Dans ce marigot politique, les sénateurs avaient gardé une réputation de sagesse et de respectabilité, héritage des temps où l’âge et la ruralité conféraient à ces élus de second niveau la sérénité apparente des nantis de la politique. Les temps ont-ils à ce point changé qu’une campagne sénatoriale devienne un cirque pitoyable ? Un feuilleton de tractations dissimulées, de compromis, de marchandages, de chantages et de reniements où les petits féodaux qui sont détenteurs de quelques poignées de voix soumettent ceux qui ont stature de grands notables régionaux. Ces «grands », ou plus exactement ceux qui ambitionnent de se caler dans le fauteuil du palais du Luxembourg, sont prêts, l’actualité hélas le démontre, prêts à tout, humiliations, mensonges, bassesses pour quelques bulletins dans l’urne. Thierry Del Poso qui a enfin obtenu le label du parti «Républicain » vote et fait voter son équipe majoritaire pour le socialiste Christian Bourquin aux sénatoriales avec pour contrepartie locale le lâchage des élus Pugnace. De la manœuvre politicarde qui traduit bien les limites actuelles des idéologies et le cocufiage des militants sincères des Partis politiques.

Thierry Del Poso ne reconnaît selon ses formules que l’ « opposition légitime » parce que « constructive ». Dès lors, l’opposition de gauche Sadourny se targue d’être « légitime ». Elle va systématiquement répondre aux décisions contestables par laissez faire. Laisser faire, c’est une façon d’être et d’être « constructive. » C’est une façon de participer aux «évènements de terrain » comme elle dit pour quémander des invitations aux festivités et son inscription sur la liste du protocole. Falsification des faits et reniement de soi, c’est l’accent catalan de Ponce Pilate.

(…)

La réalité n’en reste pas moins que ces ramasseurs de miettes du pouvoir en place vont contribuer à sa pérennité. Cette médiocrité de comportements conforte le mairisme, cette maladie nosocomiale du pouvoir local qui finit par contaminer les fonctions électives départementales et nationales. Le fil rouge du mairisme delposien, et de sa pérennité, repose sur le mensonge culotté, répété, affirmé avec conviction, «droit dans les yeux. » Une aptitude au mensonge suffisante pour ôter toute mauvaise conscience à ceux, oublieux des réalités, qui cèdent à ses largesses clientélistes. Nous avons découvert le manipulateur, le bonimenteur. Nous mettrons cependant plus de temps pour mesurer l’extraordinaire capacité de notre menteur. Bien sûr, en politique, chacun sait que le mensonge et la tromperie sont le plus souvent de mise (le politiquement correct dit contre-vérité). Mais lorsque l’on évoque la malhonnêteté intellectuelle des politiciens, on fait surtout référence à leurs promesses électorales non tenues.

Bien entendu, c’est aussi le cas pour Saint-Cyprien. Il suffit de comparer le programme électoral 2009 du candidat Del Poso, « Nos propositions pour le Saint-Cyprien de 2014 », à la réalité de la vie démocratique un an après, et même neuf ans après (période de réélection incluse).

(…)

Le programme auquel Jean a adhéré privilégiait les instruments de démocratie dite participative avec l’élection de représentants de quartier, une ouverture apolitique des commissions municipales et des consultations populaires. C’était quasiment de la « bravitude ». C’était la démocratie à risques car le risque est grand de donner la parole au peuple ou aux personnalités qualifiées. C’est ce qu’il faut en période de campagne mais après ce serait dangereux et fatigant. Thierry Del Poso, une fois élu, a considéré ce zèle démocratique bien superflu alors qu’il suffit pour paraître démocrate (aux yeux du contrôle de légalité) de réunir de temps en temps le conseil municipal dont on a la police et dont on gère l’ordre du jour et le déroulement, et dont on maîtrise la majorité qui décide. C’est plus confortable pour le maire « sorti des urnes » de garder le pilotage en solo jusqu’au prochain scrutin, d’éviter les affrontements, de jouer à cache-cache, d’évacuer les contestations par le verbe ou l’écrit unilatéral.

(…)

On remet le citoyen à sa place de sujet, d’administré, de contribuable, la seule que pour l’élu sorti des urnes il mérite. On lui concède de temps en temps le statut d’électeur et là on le cajole, on le flatte, on lui fait des promesses, on l’assure de sa fidélité et de son dévouement. Puis l’écharpe revêtue (un coup à l’endroit, un coup à l’envers), la citoyenneté est déshabillée de ses atours de souveraineté. Le citoyen est dépouillé de son pouvoir de cosouverain, de responsable, de codécideur, d’inspirateur, de censeur. Il devient sujet de communication, pseudonyme moderne qui permet de passer élégamment de l’information objective à la désinformation, à l’auto promotion et à la propagande.

(…)

Le plus confondant au constat de ces grossières manœuvres du maire reste la léthargie de la population aussi vulgairement trompée pour la seconde fois. Où est passée cette foule d’indignés qui vouait l’équipe ancienne au pilori ? D’autant que Thierry Del Poso maîtrise mal ses mensonges récurrents. Il joue la carte de la communication mais s’empêtre dans ses contradictions au fil de ses déclarations. Nous avons bien compris que si cet homme de pouvoir, plus que de gestion, a recours au mensonge c’est parce qu’il est convaincu de sa rentabilité. Le mensonge engendre, non pas la révolte des citoyens, mais leur désabusement sans réelle conscience ni de l’ampleur, ni de l’étendue des conséquences du mensonge de leurs élus. Il faut attendre la survenue d’un drame collectif pour que l’émotion ravive l’esprit citoyen. L’émotion retombée, l’oubli s’installe vite, la population reprend espoir et retombe dans le piège. À l’exception de ceux qui suivent la bête de près et veulent s’épargner la honte d’un renoncement… Mais à quel prix ! Le chemin est rude, bordé de désillusions et d’injustices, pour ceux qui espèrent en une démocratie quotidienne.

 

 

 

A SUIVRE ...

 

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Municipales : les champions de la fraude électorale … le pic du scrutin

Publié le par pugnace

A Voté !

A Voté !

  1. Mosaïque vous présente l’ABC des élections truquées

Nous avons vu dans notre article du 11 novembre dernier que les irrégularités électorales sont classées en trois catégories : la pression, la corruption et la fraude.

La fraude inclut tous les moments du processus électoral ayant pour objet d’influencer le résultat d’une élection, soit :

  • Lors du recensement des électeurs et/ou de la révision de la liste électorale ;
  • Lors de la campagne électorale avec la propagande qu'il faut distinguer de l'information, incluant l'affichage et les professions de foi des candidats ;
  • Lors de la confection et de la distribution des listes électorales et des autres matériels électoraux (carte d’électeurs, encre indélébile, bulletin de vote, procès verbal, liste d’émergement, etc.) ;
  • Lors du scrutin.

 

Dans notre article précédent, nous avons listé certaines techniques de fraude portant sur la composition du corps électoral -  vote multiple ; Radiation par « erreur » de la liste ; vote des absents et fraude via les procurations …

Nous nous attacherons aujourd’hui à examiner deux autres points d’application de la fraude électorale le jour même du scrutin, soit :

  1. La manipulation des bulletins de vote dans les bureaux, lors du vote et lors du décompte des voix ou dépouillement ;
  2. La publication irrégulière des résultats.

Pour chacun de ces points, nous dirons des techniques de fraude, un énoncé hélas non exhaustif !  … et des parades possibles ...

Municipales : les champions de la fraude électorale … le pic du scrutin

Manipulation des bulletins de vote dans les bureaux

 

 

Bourrage d'urnes

Le bourrage de l’urne consiste à introduire des bulletins de vote supplémentaires favorables à une liste ou à une candidature dans l’urne. Cela peut être réalisé avant l'ouverture, pendant le vote (introduction de plusieurs bulletins en même temps), ou même après le vote.

 

Les échanges des enveloppes de centaines

Principe

Les échanges d’enveloppes de centaines consistent à modifier intégralement le contenu d’une enveloppe contenant une centaine. Cette méthode de truquage du vote nécessite une bonne organisation et la complicité de membres du bureau de vote.

Les pratiques

Première méthode :

À la clôture du scrutin, les bulletins de vote sont regroupés par centaine et mis dans des enveloppes de cent. Lorsque l’ensemble des bulletins de vote a été mis sous enveloppes de cent, l’attention se porte sur la répartition des tables de scrutateurs.

C’est le moment choisi par les membres truqueurs pour effectuer l’échange d’une enveloppe de cent.

Seconde méthode :

À la clôture du scrutin, les enveloppes de cent bulletins de vote sont constituées et le reliquat des bulletins de vote est également mis dans une enveloppe de cent. Plutôt que d’intervertir une enveloppe contenant cent bulletins, on intervertit l’enveloppe du reliquat. Cela nécessite moins d’organisation pour les membres truqueurs.

Le moment choisi est identique par les membres truqueurs pour effectuer l’échange de l’enveloppe.

La régularisation :

L’échange d’enveloppes de centaine ou de reliquat n’a aucune conséquence sur les émargements. Il s’agit d’un « simple échange ».

Par contre, le nombre des enveloppes bleues restantes sera inexact. Il faut donc que l'enveloppe échangée soit ouverte, les bulletins de vote enlevés soigneusement des enveloppes bleues et les votes cachés ou détruits. Pour mettre en place ce truquage, cela nécessite une bonne organisation et des complicités.

Pour pallier l’ouverture des enveloppes de centaines et des bulletins de vote, les membres truqueurs attendent patiemment que les tables de dépouillement aient achevé leur travail. Les enveloppes bleues qui « reviennent » des tables de dépouillement sont prises et mises dans les enveloppes restantes.

Mais si les membres trompés du bureau de vote méconnaissent les bases de la fraude électorale et effectuent d'une façon incorrecte leur surveillance des opérations électorales, cela peut se faire très simplement par les membres truqueurs.

La prévention

Première prévention :

Les membres du bureau de vote doivent vérifier que le nombre d'enveloppes bleues restantes correspond à la différence entre le nombre total d'inscrits sur la liste d'émargements et le nombre de votants inscrit sur le compteur de l'urne.

Les enveloppes bleues restantes doivent être sous la surveillance des membres du bureau de vote.

Seconde prévention :

Le comptage des émargements se fait sous la surveillance des membres du bureau de vote. Et ce comptage des émargements est effectué avant l'opération de l'ouverture de l'urne. Ensuite se fera l'ouverture de l'urne pour le comptage des bulletins de vote.

Lorsque les émargements sont comptés et une fois l'urne vidée, le cahier d'émargements ainsi que les enveloppes restantes doivent être placés dans l'urne qui doit être verrouillée.

Il faut donc que les membres du bureau de vote sachent quels sont les membres du bureau de vote qui détiennent les clefs de l'urne.

Troisième prévention :

Lorsque les enveloppes contenant les centaines sont constituées, elles doivent être placées dans l'urne avec le cahier d'émargements et les enveloppes bleues restantes. Cette opération se fait sous la surveillance des membres du bureau de vote.

Lorsqu'une table de dépouillement demande une enveloppe de cent, les membres du bureau de vote doivent surveiller cette « transaction » et ils doivent s'assurer que l'urne est bien verrouillée à nouveau.

Quatrième prévention :

Lorsque l'urne contient les enveloppes bleues, le cahier d'émargements et les enveloppes de centaines, il faut placer l'urne au milieu des tables de dépouillement afin qu'elle soit au vu et su de tous.

 

Dégradation des bulletins

Lors du dépouillement, le fraudeur, à l'aide d'une mine de crayon cachée sous son ongle, rature les bulletins qui lui sont défavorables afin qu'ils soient comptés comme nuls.

On peut aussi ne fournir pour l'un des candidats en présence que des bulletins tachés ou endommagés ou facilement dommageables, qu'on pourra comptabiliser comme nuls selon les règles en vigueur.

Pour y remédier

Pour remédier à la fourniture de bulletins de mauvaise qualité, il faut envoyer des bulletins par la poste au corps électoral en même temps que les professions de foi et disposer des délégués électoraux dans les bureaux de vote susceptibles de dresser une protestation s'ils constatent la non-identité des bulletins fournis et des bulletins distribués voire de faire intervenir la force publique pour interrompre les opérations de vote.

***

Il convient donc d'utiliser des urnes transparentes, de comptabiliser le nombre de votants pour s'assurer que le nombre de bulletins correspond, de limiter les manipulations qui cachent l'urne et son contenu (notamment lors du transport), de s'assurer que lors du dépouillement on ne détruit pas de bulletins.

 

Municipales : les champions de la fraude électorale … le pic du scrutin

La proclamation irrégulière des résultats

 

Un vote est très souvent réalisé dans de nombreux endroits. Il suffit donc, pourvu que l'information circule mal, de se « tromper » volontairement sur les totaux sans toucher aux résultats intermédiaires pour obtenir des améliorations éventuellement suffisantes.

Il convient donc de se méfier de tout délai entre la fin du scrutin et la proclamation des résultats tout comme de la centralisation excessive des résultats nécessitant le transport des bulletins dépouillés et des documents de scrutinage. Le transport est un moment favorable à la disparition d'une partie des bulletins (cette disparition tient compte des résultats précédents pour un bureau donné).

La parade citoyenne

 

 

La fraude électorale est un fléau des élections générales qui a touché de nombreux pays, la France n’est pas épargnée. L’amélioration de la transparence peut exiger une réforme juridique ou procédurale, et peut également exiger un déploiement complet d’observateurs non partisans ou une surveillance efficace des citoyens.

La démocratie, régime politique le plus accepté dans le monde contemporain, est souvent appréciée sous le seul angle de l’organisation d’élections libres et transparentes. De nombreux observateurs critiquent cependant une extension trop large à leurs yeux du droit de vote par procuration ; surtout, ils soulignent la rapidité avec laquelle les lois visant à contrer la fraude peuvent devenir désuètes et l’habileté des fraudeurs pour trouver de nouvelles manières de contourner la loi ou de s’en servir.

De ce fait, si les élections sont un critère indispensable pour mesurer la vitalité de la démocratie, à elles seules, elles ne suffisent pas à en garantir la légitimité. D’une part, parce qu’une élection libre suppose des citoyens éclairés qui s’informent des affaires de la ville : la connaissance des réalités de gouvernance est indispensable au choix démocratique. D’autre part, parce que le défaut d’information des citoyens ou le désintérêt qu’ils manifestent vis-à-vis de la chose publique renforcent le taux d’abstention aux élections. Or, le taux d’abstentionnistes est un atout pour le fraudeur.

La fraude restant très difficile à prévenir, elle peut effectivement permettre l’élection de ceux qui y ont recours au détriment de la réalité du choix de l’électorat. Les candidats sortants qui sont les  organisateurs des scrutins, restent les mieux placés pour la pratiquer. La participation citoyenne est la plus efficace pour en limiter les conséquences sur le résultat global : plus le nombre de votants est élevé, moins la fraude aura d’impact puisqu’elle se doit de rester relativement marginale à peine d’être trop visible et sanctionnée.

 

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HALTE - LA ! Un peu de décence, la nouvelle voix !

Publié le par pugnace

Pour l'éthique en politique

Pour l'éthique en politique

Un peu de décence, la nouvelle voix !

 

 

NOUVELLE VOIX … VRAIMENT ? DE QUI SE MOQUE T-ON ?

Le trio de la Nouvelle Voix devrait faire preuve d’un minimum de décence et de morale :

Non contents de s’approprier les réflexions, travaux et axes de Cap Espoir/Mosaïque après l’avoir petitement et piteusement trahi, voilà qu’ils utilisent à des fins strictement politiciennes et opportunistes le nom de Jean JOUANDET.

Insupportable pour qui connait les faits.

Pierre ROSSIGNOL a clairement trahi ses compagnons de Mosaïque dont il a spolié un siège, et ce sans le moindre état d’âme pour la mémoire de Jean Jouandet dont il ne saurait se réclamer, même de façon indirecte. A la recherche d’une consistance personnelle qui tarde à se dessiner, il fait feu de tout bois et à travers les âges ( !),  pour s’approprier avec un éclectisme candide toutes sortes de vertus qui ne sont pas les siennes.

Claudette GUIRAUD, après son échec de 2014 et son refus de faire une liste commune avec Mosaïque, a été malgré tout accueillie auprès de Mosaïque par JEAN JOUANDET qui lui a ainsi permis d’exister encore politiquement. Reniant de nouveau Mosaïque à l’approche des municipales de 2020, elle partage avec Pierre Rossignol une prétendue admiration pour la pugnacité de Jean Jouandet mais n’a pas l’âme assez haute pour en comprendre le sens.

Bernard BEAUCOURT, « viré » de la liste Mosaïque par Jean JOUANDET, est sans conteste le plus futé de ce trio improbable. Son comportement n’en est pas glorieux pour autant : il  a notamment  relayé la diffamation faite à l’encontre de Jean JOUANDET dans le blog anonyme « le catalan-déçu », diffamation pour laquelle Pierre-Marc DUFFRAISSE, Directeur de cabinet et de campagne de Thierry DEL POSO, a été condamné en février 2018. Un Pierre-Marc DUFFRAISSE qui a, depuis, quitté SAINT-CYPRIEN… mais qu’on retrouve comme membre ami de la « NOUVELLE VOIX » ! Une infamie supplémentaire…

Madame et Messieurs de la « Nouvelle Voix », vos faits d’arme n’ont révélé jusqu’à présent  que vos insuffisances morales. Votre attelage les additionne et sans doute les amplifiera. Utiliser l’engagement de Jean Jouandet et vous en réclamer de quelque façon que ce soit, amènera systématiquement à des mises au point avec rappel des faits et des écrits.

 Voilà qui aiderait à la réélection du maire sortant, non ?

Pour Rappel :

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Saint-Cyprien ... L'Imposture de Thierry Del Poso ... L'Engrenage ... Chapitre 6 ...

Publié le par pugnace

Thierry Del Poso maire l'a annoncé deux fois : la démocratie est abolie en "sa" commune

Thierry Del Poso maire l'a annoncé deux fois : la démocratie est abolie en "sa" commune

 

Trois temps pour dire …

L’imposture de l’élection de Thierry Del Poso

Au premier temps de l'engrenage ... Le parjure républicain

Premier temps - L'Engrenage - suite des chapitres 1 à 5 (voir nos articles précédents)

Premier temps - L'Engrenage - suite des chapitres 1 à 5 (voir nos articles précédents)

La gouvernance Del Poso : blog anonyme et théâtralisation du pouvoir

La gouvernance Del Poso : blog anonyme et théâtralisation du pouvoir

Extraits ...

Chapitre 6

Le parjure républicain

 

Du temps de Jacques Bouille, seuls les initiés étaient au courant des abus de gestion. Ce n’est plus le cas, la population, les responsables politiques, les journalistes, les autorités préfectorales et judiciaires, tout le monde sait, tout le monde laisse faire. Car enfin, dès les premiers signes de cette nouvelle ère d’omerta municipale, Jean décide pour y faire face de créer un blog d’information citoyenne. En qualité de Président du groupe d’élus dissidents, il est l’administrateur du blog Pugnace et le directeur de la publication du site internet. Le but de ce blog local est de diffuser les informations concernant le fonctionnement communal et de contribuer par ses analyses à la restauration de la vie démocratique dans l’intérêt général. Les élus de Pugnace comptent entretenir par ce site d’échange et d’information un dialogue ouvert à tous sur la gestion de la ville de Saint-Cyprien. Le blog sert aussi de support à l’association transpolitique « Cap Espoir », créée en décembre 2009, qui rassemble les Cyprianais de toutes opinions, et de bonne volonté, pour appliquer ces objectifs de moralité publique et de redressement communal. Cette situation alarmante est donc connue de tous par l’information traitée quotidiennement dans le blog Pugnace mais aussi exposée lors de réunions publiques et d’opérations de tractage organisées régulièrement par l’association « Cap Espoir ». Une action citoyenne que le maire tente de museler notamment par son refus d’octroi de salles municipales pour la tenue des réunions de Cap Espoir. Il faudra parfois s’exiler dans les communes voisines pour exercer ce droit légitime de réunion. De plus, Jean persiste à informer les autorités d’État par ses courriers d’alerte. De fait, tous les signaux sont déjà là pour acter la récidive de déviances multiples opérées par une minorité d’élus, le maire et son clan, au détriment des intérêts de la ville prise en otage. Sourde et bien muette cette ville !

La charte du blog Pugnace inscrit sa démarche de démocratie participative dans un but légitime d’intérêt public, étranger à toute animosité personnelle. Elle est clairement établie dans un article publié le 24 novembre 2009 sous le titre, « et maintenant parlons de Saint-Cyprien ». …

(…)

Thierry Del Poso n’a jamais demandé une rectification, une suppression ni un droit de réponse. En revanche il a déployé une véritable offensive pour museler toute expression insoumise. Ses procédés utilisés sont des plus scabreux avec la constitution de deux blogs dont l’un anonyme. Notre ancien dénonciateur de l’ombre se complait de nouveau dans ce jeu trouble qui contourne le débat démocratique et le pervertit en conflit personnel et accusations ad hominem. ...

(…)

Il s’agit du blog masqué intitulé « un catalan déçu par son opposition » (un-catalan-decu.over-blog.com) qui publie des articles particulièrement virulents, diffamatoires et injurieux, à l’encontre de Jean et d’autres élus de l’opposition. ...

(…)

Le seul caractère anonyme de ce blog devrait le rendre peu crédible mais je constate, hélas, que nombreux sont les partisans du maire qui s’engouffrent avec délectation dans ce flot de malveillances sordides. Je parviens non sans mal à convaincre Jean qui dépose une plainte en diffamation auprès de la gendarmerie de Saint-Cyprien le 02 septembre 2011 contre les hébergeurs du site « catalan-decu », les modérateurs et auteurs de ses commentaires et articles. Une autre plainte pour diffamation est déposée contre ce même blog par Martine Leroy, conseillère municipale du groupe PUGNACE, suite à la publication d’un article qui met gravement en cause sa réputation professionnelle en tant que Principale de collège. Étrangement, ces deux plaintes pour diffamation et injures sont restées sans suite : le service enquêteur n’a pu identifier l’adresse IP du «catalan-decu » hébergé par Over-blog et il n’a pas relayé notre signalement pour le retrait du contenu diffamatoire de la plateforme d’Overblog. (...) Il faudra attendre l’affaire de la diffamation dite du « Grand Bornand » lors de la campagne des municipales de 2014 pour que le blog « catalan-decu » soit enfin clôturé (décembre 2015). Cette décision ne viendra pas de la justice, pourtant saisie une fois de plus, mais d’une intervention politique auprès du nouveau directeur de la plateforme d’hébergement. ...

(...)

La démocratie participative prônée par le candidat Del Poso a donc vite fait place à un mairisme dévoyé qui avilit le débat politique en violent et grossier conflit de personnes. Cette fuite en avant dans la toute-puissance atteint des sommets d’indécence et de provocation lors d’un conseil municipal qui acte une des prises de position publique des plus scandaleuses. Thierry Del Poso orchestre une véritable et ridicule théâtralisation du pouvoir pour exprimer son parjure républicain: l’abolition de la démocratie à Saint-Cyprien.

À l’ouverture de séance de ce conseil, ô combien historique, la forme signifie plus que le fond qui sera creux, creux sur l’ordre du jour mais choquant, plus encore que de coutume par la surprise du chef. Un fauteuil et une bouteille résument la grande orientation du DOB, le débat d’orientation budgétaire qui doit se tenir ce 22 mars 2011. Un fauteuil noir en simili cuir et une bouteille d’eau coiffée de son gobelet en plastique, voilà les symboles de majesté que le maire de Saint-Cyprien affiche pour régner ce soir-là sur le conseil municipal et glorifier sa préséance absolue. Le décor est connu, de la triste salle de réunion de la mairie, mais ce 22 mars le décorum a changé : les accessoiristes ont, sur ordre du metteur en scène, réorganisé l’agencement des tables du conseil et de l’espace du public. …

(…)

Le seigneur du fauteuil est le seul à avoir le droit de se désaltérer. Il est ostensiblement seul, « puissant et solitaire », seul à bénéficier pour son palais et son fessier d’égards privilégiés. Rectifions: la table latérale près de l’entrée est dotée de trois autres flacons, c’est la table de la presse. Il faut soigner sa communication en même temps que sa vanité, son palais et son fessier. Ainsi, les accessoires dressent la hiérarchie des acteurs. Un premier rôle avec fauteuil et boisson. Des faire-valoir à cajoler, boisson et gobelet : les journalistes. Des comparses à maîtriser : chaises raides, pas de boisson mais une place sur le fer à cheval autour de l’édile. Des exclus (groupes Sadourny, Guiraud, Pugnace) relégués sur leur table à l’écart du fer à cheval, dos au public. Un public condamné à la station debout : vingt-quatre chaises (pour une capacité d’accueil de 200) offertes à la centaine de citoyens présents afin de faciliter la sélection naturelle des bons amis installés avant l’heure au premier rang ou de la claque prête à tout, aux dépens des citoyens plus âgés ainsi dissuadés d’assister au « débat ». Les chaises empilées au fond de la salle sont accessibles mais deux policiers municipaux en gardent strictement l’usage. Je tente d’intervenir pour faire fléchir leur refus opposé à deux vieilles dames qui souhaitent prendre deux des chaises ainsi confisquées. Très embarrassés, ces policiers m’indiquent avoir reçu l’ordre formel du directeur de cabinet d’interdire toute prise de chaise ! ...

(...)

Le trouble dans l’ordonnancement solennel de la soirée vient hélas (!) de ces vis-à-vis de la contestation qui ont l’indécence de solliciter de Sa Majesté que soient apportées au public quelques commodités de la conversation (c’est ainsi qu’au siècle du roi-soleil on dénommait les "chaises"). Sa Majesté n’entend pas l’humble requête pour ses vieux sujets assemblés face à lui. Les fâcheux contestataires passent alors de la parole au geste, cèdent leur siège aux citoyens et «siègent» en conseil debout face à sa majesté calée en son fauteuil de simili cuir noir. Il leur faut attendre ainsi une heure et demie avant que le conseiller docteur du roi suggère à celui-ci d’avoir une once de clémence et d’ordonner à sa troupe de concéder quelque assise à ses huit trublions érigés face à lui comme des bourgeois de Calais, humiliés mais fiers, pointés comme un blâme sur le roitelet en son faux cuir. Une heure et demie pour que le bon docteur et son méchant ami prennent conscience de leur indécence... la réflexion est lente en ce conseil. Lente mais violente. Car armée du règlement. Le règlement c’est le sceptre de papier. La première adjointe, drapée dans sa dignité outragée, l’illustre quelques minutes plus tard : « c’est notre volonté », répond-elle souveraine à Marie-Pierre Sadourny qui l’interroge sur le petit train de la ville. Le règlement, la police de l’assemblée, voilà le charisme de Del Poso. Menaces brandies, menaces réitérées d’avertissement, d’exclusion, d’évacuation. Dommage que la lettre de cachet ne soit pas prévue dans le code général des collectivités territoriales et dans le règlement intérieur du conseil de Saint-Cyprien.

On le sait le style c’est l’homme. Un commentateur du blog Pugnace évoquera audacieusement Bokassa, lequel empereur sanguinaire avait les moyens de s’offrir un trône ruisselant d’or et de mauvais goût. Manque d’or, restent la prétention et le mauvais goût. On recourt au faux cuir noir et à la bouteille en plastique, c’est moins durable que les atours de Bokassa 1 er. Espérons pour son émule, version mini, que ces accessoires sont recyclables. Une mise en scène spectaculaire pour un parjure républicain, le maire déclarant en son conseil : «La démocratie a joué en 2009, elle rejouera en 2014. Et je pèse mes mots, entre les deux, tant que nous serons dans ce débat puéril de caniveau, de calomnies et salissures, je n’ai aucune envie, aucun intérêt et aucun besoin de vous consulter ou de prendre votre avis. Je jouerai donc mon rôle de maire avec ma majorité. Comme ça c’est clair. » Ce n’est pas un coup de sang, ni de tête, d’un soir. Le maire nourrissait déjà le delpotisme non éclairé lorsqu’un an auparavant, il déclarait en ouverture de séance du conseil municipal extraordinaire (31 mars 2010), « j’aimerais simplement vous rappeler que la démocratie ne passe que par les urnes et que par les assemblées élues où elle s’exprime. »

(…)

La crise démocratique de notre commune est clairement consommée sept mois plus tard lors d’un autre conseil municipal. Le 7 octobre 2011 officialise que le conseil municipal est, et restera sous Del Poso, un piège à cons(eillers). Pire : pour que nul ne s’agite dans le piège, on n’hésite plus à bâillonner les conseillers englués dans la litanie des récriminations et lamentations, on menace d’expulser le public et de siéger à huis clos. Et on en prend les moyens ; on demande au Préfet un renfort policier afin de chasser quelques dizaines de citoyens trop curieux et de garantir ainsi au monarque le silence du huis clos, ce cimetière de la démocratie locale. Ironie funèbre de ce triste règne, le maire « zen » (Sic) s’enferme dans son huis clos et le braconnier de la démocratie (et de la loi) fait appel aux gendarmes pour sécuriser son despotisme. Le conseil ainsi bunkérisé, Thierry Del Poso réaffirme longuement l’abolition de la démocratie : « À partir du moment où une forte partie de ce que vous appelez l’opposition a choisi de placer le débat sur le terrain judiciaire, je ne vois pas pourquoi je m’évertuerais à avoir un semblant de dialogue avec vous. […] vous pouvez très bien ne pas respecter Thierry Del Poso mais la fonction doit être respectée. À partir du moment où on est dans cet état d’esprit là, il n’y aura pas de démocratie. Je vous l’ai dit il y a quelques mois afin que vous ne soyez pas déçu […] Et jusqu’en 2014 ne vous en déplaise, le maire ce sera toujours Thierry Del Poso, quoi que l’on vous dise, quoi que vous entendiez. Ensuite si nous faisons mal notre travail, et vous parlez de respect de la démocratie, la démocratie elle sera là en 2014. Elle saura nous rappeler à l’ordre si nous avons mal géré ou si nous avons mal fait […] »

Ces déclarations sont des plus claires : pas de débat démocratique à Saint-Cyprien, pas de contrôle judiciaire et médiatique, la volonté du maire est de faire taire toute opinion qui lui soit contraire et surtout celle de ses dissidents qui osent demander le respect du programme sur lequel il a été élu. La démocratie est abolie à Saint-Cyprien et il ne s’agit pas seulement d’une menace spectaculaire. La pratique est conforme à l’annonce : suppression des commissions, rétention systématique des documents, police des séances, refus de salles de réunion, brimades… tous les moyens de censure sont bons pour museler l’expression d’opinions divergentes. …

(…)

Ce constat est grave. Le danger est réel. La confiscation du pouvoir et l’absence de transparence qui en découle, peuvent conduire certains à la violence, plus ou moins spontanée, pour enfin se faire entendre et en pousser d’autres dans les bras des extrêmes politiques mais aussi communautaristes. Sans parler de la démobilisation électorale du plus grand nombre, spectateurs impuissants d’une dégradation de la société dont ils tentent de se protéger par ce retrait de la vie démocratique. Et de petits Del Poso en petits Del Poso, le mal être citoyen s’installe dans le pays et provoque les désordres de tous ordres sur le thème du «tous pourris ».

Le maire l’a donc annoncé deux fois, en mars et en octobre : la démocratie est mise au placard. C’est fait : le « sorti des urnes », maire omnipotent, a décrété que la ville c’est lui, que sa volonté seule doit s’imposer, que tout débat est inutile, car il sait tout et il peut tout. Il en a donc déduit que tout débat doit être rendu impossible. …

(…)

Tout débat est désormais impossible en commission, la commission dite organique du Conseil est un organe atrophié dont le maître de céans dispose à sa guise pour tantôt faire joujou tantôt exorciser l’opposition terroriste. Il a ainsi décidé que la commission des finances n’a pas à discuter sur le budget de l’office du tourisme, sur les crédits du port, les taxes et redevances, sur les virements de crédits dont le conseil doit décider et il en sera de même demain sur le budget primitif.

À ces manquements au respect de la population, de ses élus et de la démocratie, aucun des élus delposistes ne réagit. Le maire impose sa tyrannie de la majorité qui est objectivement une majorité relative, minorée par la dissidence des élus de Pugnace et aux yeux d’un grand nombre de ses propres électeurs désavouée par le total irrespect de ses engagements de campagne. …

(…)

Globalement, l’opinion publique locale se divise sans surprise en trois grandes tendances : une large majorité d’habitants déconnectée du débat public (soit par manque de temps ou d’intérêt, soit par désabusement défaitiste, « À quoi bon ? Tous pareils, tous pourris ») ; une minorité d’administrés, plus ou moins active, qui continue à s’informer hors des temps d’élection (notamment en assistant aux séances des conseils municipaux) et refuse que Saint-Cyprien sombre définitivement dans « l’infra-France »; une fraction de sympathisants du maire qui rassemble les immatures civiques et les « clientélisés » (dans notre petite ville, même les menus avantages octroyés par l’édile, ses amis ou les amis de ses amis, suffisent à justifier les entorses à la morale publique et au droit).

Thierry Del Poso a donc beau jeu de gérer à sa guise la commune que les électeurs lui ont confiée puisque ces mêmes électeurs, conditionnés par le système local, l’acceptent par renoncement, par inertie ou par intérêt propre. Le citoyen abandonne son poste pour rester dans le rang ou la file d’attente. Un abandon que le maire prend soin de favoriser et d’entretenir. Il sait que dans les temps actuels l’on ne mesure pas la réussite d’une politique aux seules réponses qu’elle est capable de donner mais aussi (et surtout) aux questions qu’elle parvient à faire oublier. Sa stratégie va dès lors consister à rendre ses opposants inaudibles par un jeu éprouvé du pouvoir reposant sur deux constantes : « tout ce qui permet d’endormir la lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. » … Toute tentative de remettre en cause l’ordre des choses « doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels. »

 

A SUIVRE ...

Proclamation de l'abolition de la démocratie lors du conseil municipal dit "conseil sans chaises"

Proclamation de l'abolition de la démocratie lors du conseil municipal dit "conseil sans chaises"

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Pour des électeurs informés ... ZOLA, au secours !

Publié le par pugnace

J’Accuse… ! est le titre d'un article rédigé par Émile Zola au cours de l'affaire Dreyfus et publié dans le journal L'Aurore du 13 janvier 1898

J’Accuse… ! est le titre d'un article rédigé par Émile Zola au cours de l'affaire Dreyfus et publié dans le journal L'Aurore du 13 janvier 1898

L’après-demain nouveau est arrivé comme un sauvage,

Les moutons ameutés bêlent à qui mieux mieux,

Et passe l’orage.

Le jour de gloire se fait vieux, très vieux …

Hier, 11 novembre 2019, les écharpes tricolores sont de sortie

Sonnez clairons ! Vive la clique

Roulez tambours ! Voici l’édile

Les jeux sont faits :

Impair et manque à tour de bras.

Les enfants de la patrie comme une image d’Epinal,

Marchent toujours de gauche à droite,

Comme les autres, en faisant gaffe,

A leurs arrières, à leurs avoirs, à leur image,

Drapés de fausse dignité, à l’abri du souvenir de vertu de leurs aïeux,

Tous veulent oublier l’infamie de leur édile et de ses amis.

J’ai relu pour eux ZOLA. Plus d’un siècle a passé. Stupéfiant comme le célèbre "J’accuse" trouve en l'histoire de notre petite ville du 21ème siècle toute sa résonance. J'en ai tiré quelques extraits, revisités par une adaptation libre - acteurs et actes - à notre vécu Cyprianais.*

Cyprianais, entendez ces vérités que l'on vous cache ...

Cyprianais, entendez ces vérités que l'on vous cache ...

Madame République,

Me permettez-vous, dans ma gratitude pour le bienveillant accueil que vous m'avez fait un jour, d'avoir le souci de votre juste gloire et de vous dire que votre étoile, si heureuse jusqu'ici, est menacée de la plus honteuse, de la plus ineffaçable des tâches ? Vous apparaissez rayonnante dans l'apothéose de cette fête patriotique qui célèbre l’Armistice de 1918. Mais quelle tâche de boue sur votre nom - j'allais dire sur votre règne - que cette déplorable affaire en notre petite Ville !

Puisqu'ils ont osé, j'ose aussi, moi. La vérité, je l’ai déjà dite*, car j'avais promis de la dire, si la justice, régulièrement saisie, ne la faisait pas, pleine et entière. Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice, je ne permets pas l’oubli.

Et c'est à vous, Madame République, que je la crierai pleine et entière cette vérité, de toute la force de ma révolte d'honnête femme. Pour votre honneur, je veux bien croire encore que vous l'ignorez. Et à qui donc dénoncerai-je la tourbe malfaisante des vrais auteurs, si ce n'est à vous et à vos enfants.

L'affaire DEL POSO tout entière; on ne la connaîtra que lorsqu'une enquête loyale aura établi nettement ses actes et ses responsabilités. Il apparaît comme l'esprit le plus fumeux, le plus compliqué, hanté d'intrigues romanesques, se complaisant aux moyens des romans-feuilletons, les papiers volés, les lettres dénonciatrices, les rendez-vous dans les endroits déserts, les femmes mystérieuses qui colportent, de nuit, des preuves accablantes.

Ah ! Cette première affaire, elle est un cauchemar, pour qui la connaît dans ses détails vrais ! Je défie les honnêtes gens de la lire, sans que leur cœur bondisse d'indignation. Le procès « Bouille », mais c'était l'écroulement du roman-feuilleton si extravagant, si tragique, dont le dénouement dramatique a eu lieu entre les murs d’une prison !

Le beau résultat de cette situation extravagante est que l'honnête homme, là- dedans, Jean Jouandet, ce Préfet honoraire devenu conseiller municipal "d’indignation", qui seul a fait son devoir, a été la dernière victime, celui que l'on a violenté impunément. Ô justice, quelle affreuse désespérance serre le cœur !

Oui ! Nous assistons à ce spectacle infâme, des hommes perdus de dettes et de délits dont on proclame implicitement l'innocence, tandis qu'on frappe l'honneur même, un homme à la vie sans tâche ! Quand une société en est là, elle tombe en décomposition.

Voilà donc, Madame République, l'affaire DEL POSO : un présumé coupable qu'il s'agit d'innocenter. Depuis bien des années, nous pouvons suivre heure par heure la belle besogne. Et c'est un crime encore que de s'être appuyé sur la presse, que de s'être laissé défendre par toute la fripouille de la ville, de sorte que voilà la fripouille qui triomphe insolemment, dans la défaite du droit et de la simple probité. C'est un crime d'avoir accusé de troubler la Ville ceux qui la veulent généreuse, à la tête des villes libres et justes, lorsqu'on ourdit soi-même l'impudent complot d'imposer l'erreur, devant la communauté entière. C'est un crime d'égarer l'opinion, d'utiliser pour de basses besognes cette opinion qu'on a pour partie pervertie jusqu’à la rendre aveugle aux vérités.

Cette vérité, cette justice, que nous avons si passionnément voulues, quelle détresse à les voir ainsi souffletées, plus méconnues et plus obscurcies ! Jean Jouandet a été le grand honnête homme, l'homme de sa vie loyale, il a cru que la vérité se suffisait à elle- même, surtout lorsqu'elle lui apparaissait éclatante comme le plein jour.

Telle est donc la simple vérité, Madame République, et elle est effroyable, elle restera pour votre présidence, une souillure. Je me doute bien que vous n'avez aucun pouvoir en cette affaire, que vous êtes la prisonnière de la Politique et de ses entourages. Vous n'en avez pas moins un devoir, auquel vous songerez, et que vous remplirez. Ce n'est pas, d'ailleurs, que je désespère le moins du monde du triomphe. Je le répète avec une certitude plus véhémente : la vérité est en marche et rien ne l'arrêtera. C'est d'aujourd'hui seulement que l'affaire commence, puisque aujourd'hui seulement les positions sont nettes : d'une part, les présumés coupables qui ne veulent pas que la lumière se fasse; de l'autre, les justiciers qui donneront leur vie pour qu'elle soit faite. Je l'ai dit ailleurs, et je le répète ici : quand on enferme la vérité sous terre, elle s'y amasse, elle y prend une force telle d'explosion, que, le jour où elle éclate, elle fait tout sauter avec elle. On verra bien si l'on ne vient pas de préparer, pour plus tard, le plus retentissant des désastres. Mais cette lettre est longue, Madame République, et il est temps de conclure.

 

La vérité peut languir, mais non périr.

La vérité peut languir, mais non périr.

J'accuse Thierry DEL POSO d’avoir été l'ouvrier diabolique de la chute de l’ancien maire feu Jacques BOUILLE et d'avoir ensuite instauré son œuvre néfaste, perpétuée depuis dix ans, par les machinations les plus saugrenues et les plus coupables.

J'accuse Thierry DEL POSO d’être l’auteur d’une violence physique aux conséquences dramatiques à l’encontre de feu Jean JOUANDET, décédé le 14 novembre 2016.

J’accuse Thierry DEL POSO d’avoir mené sur les réseaux sociaux et dans la presse, particulièrement dans L'Indépendant, une campagne abominable, pour égarer l'opinion et couvrir ses fautes.

J’accuse les témoins de cette violence de s'être rendus complice, tout au moins par faiblesse d'esprit, de témoignages mensongers et frauduleux, à moins qu'un examen médical les déclare atteints d'une maladie de la vue et du jugement.

J'accuse les enquêteurs saisis de la plainte de Jean JOUANDET d'avoir fait une enquête scélérate, j'entends par là une enquête de la plus monstrueuse partialité, dont nous avons, dans le rapport de synthèse, un impérissable monument de naïve audace.

J'accuse le Parquet de Perpignan d’avoir eu entre les mains sur cette affaire, et d'autres, les preuves certaines de la culpabilité de Thierry DEL POSO et de les avoir étouffées, de s'être rendu coupable de ce crime de lèse-humanité et de lèse-justice, dans un but politique et pour sauver l'état-major compromis. Je l’accuse d’avoir couvert cette illégalité et d’autres, en commettant à son tour le crime juridique de blanchir officieusement et sciemment un présumé coupable.

 

En portant ces accusations, je n'ignore pas que je me mets sous le coup des articles 30 et 31 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881, qui punit les délits de diffamation. Et c'est volontairement que je m'expose. Quant aux gens que j'accuse, je ne les connais pas, je n'ai contre eux ni rancune ni haine. Ils ne sont pour moi que des entités, des esprits de malfaisance sociale. Et l'acte que j'accomplis ici n'est qu'un moyen révolutionnaire pour hâter l'explosion de la vérité et de la justice. Je n'ai qu'une passion, celle de la lumière, au nom de l'humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Ma protestation enflammée n'est que le cri de mon âme .Qu'on ose donc me traduire devant un tribunal et que l'enquête ait lieu au grand jour ! J'attends.

Voilà, Madame République, ce que je me devais de vous dire avec l'assurance de mon profond respect … et l’espoir d’être enfin entendu.

 

***

*Ce texte conserve pour grande partie l’écriture originale du grand auteur Emile Zola … Il s'agit d'une très humble reprise de ses mots transposés à ce que nous vivons ici et aujourd'hui. Comme quoi ce monde ne se renouvelle pas beaucoup. Dans l’attente de justice, Cyprianais entendez ces vérités, pensez-y le jour de votre vote.

* La vérité, je l’ai déjà dite; j'invite ceux qui veulent la mieux connaître à lire mon livre-témoignage, la mort en sourdine dont des extraits sont publiés sur ce blog chaque vendredi.

Isabelle Jouandet

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Municipales : les champions de la fraude électorale … le bidonnage des listes

Publié le par pugnace

"On n’organise pas les élections pour les perdre"

"On n’organise pas les élections pour les perdre"

La démocratie est fondée sur l’élection qui donne toute sa légitimité à l’élu à quelque niveau que ce soit. Compte-tenu de l’importance de l’élection dans l’obtention du pouvoir politique, la fraude est et sera toujours présente. Longtemps, nous nous sommes gaussés du continent africain ou les élections se suivent et, comme chez les potentats "mathusalémiques" de républiques bananières, se ressemblent. Gagner, les doigts dans le nez, ces votes qui ne portent d’ailleurs que le nom, n’est qu’un jeu d’enfant pour l’organisateur du scrutin ... "On n’organise pas les élections pour les perdre", disait Bongo père.

 

Dans notre Ḗtat de droit, qu’en est-il aujourd’hui ?

 

Les scandales ayant émaillé la vie politique française ces dernières décennies placent la manipulation électorale au cœur de l’actualité. À droite comme à gauche, certains candidats se laissent parfois dévorer par leurs ambitions, au détriment de la légalité ou de la moralité. Clientélisme pour les uns, fausses procurations pour les autres... Des politiques véreux sont prêts à tout pour remporter le scrutin. Certains, bien connus, sont allés jusqu'à acheter leurs voix. Quand d'autres se sont tout bonnement contentés de créer des listings d'électeurs fictifs. Dans le livre Délits d'élus, publié aux éditions Max Milo, Graziella Riou Harchaoui et Philippe Pascot ont dressé un long inventaire des magouilles d'élus en tout genre. Les archives judiciaires font le reste.

La fraude de nos élus tourne au comique grotesque avec l’affaire dite des chaussettes lorsqu’en 2008, lors des élections municipales, des bulletins de vote sont retrouvés dans les poches et les chaussettes du président d'un des bureaux de vote de Perpignan. Anecdote amusante : lors du procès, un des mis en examen avait déclaré pour sa défense : "Si j'avais voulu frauder, j'aurais pris un vêtement avec des poches adéquates."

Mais ne nous y trompons pas, la plupart des fraudes révélées  ont été "techniquement" propres et bureaucratiquement "honnêtes". On n’y a pas fraudé en masse, à l’ancienne, en bourrant les urnes, mais avec intelligence souvent, et ruse toujours. Un vrai travail de labos, d’officines et d’experts : les tricheurs ne manquent pas d’imagination.

 

Mosaïque vous présente l’ABC des élections truquées

 

A la veille des municipales de mars 2020, Mosaïque vous présente l’ABC des élections truquées. Un tour d’horizon inquiétant dans l’univers de la petite et de la grande fraude électorale qui cherche à modifier la volonté du corps électoral. Le Candidat sortant, par sa position de juge et partie a une longueur d’avance inestimable sur tous ses adversaires, moyennant quelques subterfuges et la complicité de personnels « neutres » pour les mettre en œuvre. Nous savons par ailleurs l’existence du lien fort entre la corruption et la fraude électorale. Ainsi, pour plusieurs spécialistes, l’indice de corruption publiée par Transparency International est un indicateur des risques de fraude dans un pays : "plus un pays est corrompu, plus les risques de fraude sont élevés", un constat applicable à tous les niveaux de la représentation élective.

De fait, plus l’environnement local est douteux, plus grand est le risque de fraude lequel est un refus de la démocratie dans son acception libérale du terme, c’est-à-dire une compétition loyale, légale pour obtenir le suffrage des citoyens. Dans ce cadre, certains candidats ont la tentation de vouloir se substituer au peuple, c’est-à-dire au corps électoral en procédant à la fraude électorale. Les irrégularités électorales sont classées en trois catégories : la pression, la corruption et la fraude. Cette typologie ordonne aisément la diversité des faits. Les contenus paraissent relativement évidents : menaces dans le premier cas ; achat de votes par des dons d’argent, des offres d’emploi, des cadeaux, des promesses dans le second cas ; et enfin, manœuvres diverses portant sur les listes électorales, les bulletins ou la comptabilité des résultats.

En règle générale, la fraude électorale désigne toutes les irrégularités qui peuvent se dérouler pendant une élection. La fraude électorale inclut tous les processus ayant pour objet d’influencer le résultat d’une élection.

 

Fraude portant sur la composition du corps électoral :
le bidonnage des listes

 

Elle vise à l'élimination indue des électeurs a priori défavorables, et à l'inscription indue des électeurs a priori favorables à un camp. Ces deux techniques, souvent utilisées conjointement, emploient des moyens similaires. Des complicités dans les services administratifs sont le plus souvent nécessaires :

  1. Dans le cadre d'un vote sur plusieurs lieux : le vote multiple (par inscription sur  différentes listes)
  2. la modification des règles de citoyenneté qui consiste en une élimination d'un corps d'électeurs supposés opposants - Radiation par « erreur » de la liste.
  3. le vote des absents : il s'agit de faire voter des gens qui ne votent pas, qui donc n'iront pas vérifier l'erreur. Cela inclut évidemment des  "personnes âgées", voire des morts. Pour cela, il suffit de présenter des procurations ou autres artifices similaires. En outre, contrairement au bourrage d'urne dont on peut considérer qu'il s'agit d'une variante, cette fraude ne risque pas de multiplier au-delà du "raisonnable" le nombre de bulletins puisque le vote est associé à un électeur réel.
Ben quoi ? ....

Ben quoi ? ....

Fraude via les procurations

 

Gonfler son score avec de faux électeurs :
les électeurs fantômes

 

 

La méthode : Un classique ! Pourquoi se contenter de l’électorat réel, bien souvent critique et difficile à convaincre, quand on peut créer un électorat aussi enthousiaste que fictif et qui votera pour vous quoiqu’il arrive ? Pour cela, rien de plus simple, prenez des électeurs résidant en dehors ou ne résidant plus dans la circonscription de vote, et inscrivez-les, en les faisant résider chez des tiers. Ces électeurs "fantômes", le plus souvent "informés" bénéficient, en échange de leur vote, d’un avantage ou service de la ville.

Une autre méthode consiste à connaître des électeurs qui seront absents le jour de l'élection et qui n'ont pas fait de procuration pour voter. Il suffit alors de faire de fausses procurations pour ces gens-là, mais il faut être sûr que ces électeurs ne reviendront pas voter.

Cible de choix, les personnes âgées ...

Cible de choix, les personnes âgées ...

Cibler les personnes âgées en maison de retraite !angel

La fraude par les procurations ou «fraude par le vote des absents» consiste à faire voter illégalement les personnes qui ne se déplaceront pas et qui ne font pas de procuration pour voter. Il suffit de créer de fausses procurations à l’aide de fausses signatures ou de fausses consignes de vote. Autre solution qui a fait ses preuves, allez faire le tour des maisons de retraite et faites remplir des procurations vierges aux gentils résidents.

Faire voter les morts ! devil

Enfin, n’hésitez pas à ressusciter quelques morts, ça ne fait pas de mal ! Pour cela, les organisateurs de la fraude consultent les registres de décès et s’occupent d’aller voter à leur place, apposant une fausse signature dans la liste d’émargement du bureau de vote.

Sans oublier ...

Des subventions pour faire l'ordre dans les quartiers, clientélisme oblige !wink

Détourner des fonds publics pour arroser en subventions des associations. Une manœuvre électoraliste qui permet d'obtenir du monde dans les meetings, et, bien sûr, un réservoir de voix.

Vu en France mais plus anecdotique ...enlightened

La jolie ruse. On connaissait les électeurs fantômes mais connaissiez-vous les électeurs enfants ? Une jolie ruse qui nous vient de République Démocratique du Congo…

Il faut donc savoir que le fraudeur travaille en cachette, utilise les failles d’un texte ou l’interprète de façon abusive. La fraude est organisée. Les parades sont difficiles à mettre en place  mais il paraît important que les citoyens aient la connaissance de ces pratiques et exercent leur vigilance lorsque cela leur est possible. Prenons l’exemple des procurations collectées dans les maisons de retraite : chacun de ceux qui y ont un parent peut s’assurer auprès de lui que ce dernier n’est pas victime d’un abus de faiblesse lorsqu’il donne sa procuration.

Nous verrons dans un prochain article les autres points d'application de la fraude électorale qui peut intervenir à chaque moment du processus de vote.

 

A SUIVRE ...

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Saint-Cyprien ... L'Imposture de Thierry Del Poso ... L'Engrenage ... Chapitre 5 ...

Publié le par pugnace

Candidat Del Poso, Docteur Jekyll et le maire, Mister Hyde

Candidat Del Poso, Docteur Jekyll et le maire, Mister Hyde

Trois temps pour dire …

L’imposture de l’élection de Thierry Del Poso

Au premier temps de l'engrenage ... Bas les masques !

Premier temps - L'Engrenage - suite des chapitres 1 à 4 (voir nos articles précédents)

Premier temps - L'Engrenage - suite des chapitres 1 à 4 (voir nos articles précédents)

Chapitre 5 - Bas les masques ! - ... Une flambée d'illégalités dans la silence des Autorités de l'Etat ..

Chapitre 5 - Bas les masques ! - ... Une flambée d'illégalités dans la silence des Autorités de l'Etat ..

Extraits ...

Chapitre 5

Bas les masques !

C’est donc l’humeur ou la faveur du prince qui guide la gestion publique. Aucune réflexion stratégique, ni sur les finances, ni sur l’urbanisme, aucun plan de gestion de la dette cependant abyssale. Le maire et ses proches gèrent leur pré carré à leur goût. Partout « on bidouille » selon le terme du maire qui se crée au coup par coup des recettes par des ventes immobilières de pure opportunité budgétaire. Thierry Del Poso dilapide les propriétés communales à sa guise. …

(…)

En tous points, la gestion personnalisée alourdit de mois en mois le passif qu’elle devait apurer et le maire jongle par transfert des charges sur la communauté de communes Sud Roussillon. Bref, le prince s’est très vite approprié la maîtrise de l’institution communale au détriment des intérêts de la ville et ce avec une addiction forte pour le truquage et l’illégalité. ...

(…)

Il est abracadabrantesque de seulement penser que les garants de la loi puissent laisser s’installer pareilles dérives au lendemain de l’affaire Bouille. Le maire affiche quant à lui sa «zénitude » face aux mises en garde qu’il ignore ostensiblement lors des séances du conseil municipal. Visiblement, il ne craint nullement les éventuelles sanctions des actes illégaux et persiste à renvoyer lui-même le débat sur le terrain judiciaire en rétorquant sans cesse aux observations des élus de Pugnace, “si vous estimez que cela vous porte préjudice, faites des recours.” Simple provocation de sa part ? Ou assurance d’une immunité de fait ? L’avenir va nous montrer deux constantes : les limites du juge administratif saisi après signalement au Préfet qui ne réagit pas, et l’effacement de la justice pénale verrouillée par le Parquet. La seule voie possible pour freiner une pratique autocratique aux conséquences gestionnaires désastreuses pour la commune est sensiblement obstruée. Les recours au Tribunal administratif sont faits, des plaintes au pénal sont déposées, et le maire continue de se dire « serein », enchaînant les irrégularités en cascade dont les exemples sont trop nombreux pour être ici tous mentionnés.

Une affaire témoigne du cumul de ces illégalités ; nous y trouvons un condensé des abus de pouvoir du maire, de ses dérives, et l’illustration alarmante de la stupéfiante démission des autorités de l’État. Le dossier emblématique du musée et des œuvres d’art soumis au Procureur de la République en 2011 acte la continuité du mairisme à travers les successions d’élus. Il fut fatal au précédent maire accusé d’achats inconsidérés d’œuvres d’art. Il fut bénéfique à l’opposant qui dénonça ses dérives et grâce à lui prit la mairie mais en réactualisa, sans tarder, le volet judiciaire avec le retour suspect de certains acteurs de l’époque précédente et de pratiques troubles via des nominations et marchés. Il n’est a priori pas anormal que ce nouveau maire, élu sur la dénonciation du scandale des œuvres d’art, souhaite en commander immédiatement un audit. Le doute nait de la dissimulation de la commande passée dès son élection, et du choix du prestataire, une modeste SARL locale d’interprétariat et d’organisation de petits événements touristiques. Le PACS entre l’EPIC-OT et la SARL « Guides sans frontières » (GSF) est réalisé au terme d’un processus mis en place, et en secret, dès octobre 2009. Tout juste élu, Thierry Del Poso cligne de l’œil à GSF dont le fondateur - gérant, est Matthew (dit Matt) Humpage, associé à Stéphanie Misme. Le processus est mené en trois temps, et quelques pas, au nez et à la barbe des élus municipaux, des membres du comité de l’EPIC-OT, de la préfecture et de la justice. …

(…)

Une amitié qui coûte cher à la ville et marque un favoritisme évident, sauf pour le Parquet de Perpignan. Car il est de notoriété publique que Matt est un ami de longue date de Thierry et que son amie et associée Stéphanie devenue de fait conservatrice du musée, n’est pas une inconnue à Saint-Cyprien. Elle a participé, du temps du maire défunt, à l’organisation des expositions et ne pouvait ignorer ses achats. Par ailleurs, elle était bien connue du nouveau maire qui en 2003 était son avocat dans ses affaires familiales. De là à penser que le vécu municipal de cette personne et sa connaissance des opérations culturelles suspectes ont été utiles à l’opposant de 2008 pour attaquer et conquérir la mairie, et de là à imaginer qu’ayant apprécié l’informatrice sur le passé le nouvel élu de 2009 a jugé légitime de la récompenser dans des marchés publics … il n’y a qu’un pas que la justice se refuse de franchir. La rumeur le dit, Thierry Del Poso est protégé. Mais par qui ? On nous parle du milieu franc maçon, des sphères libertines, des responsables politiques des partis « Nouveau Centre », «Républicains ». Sans doute y-a-t-il du vrai dans tout cela mais au fil du temps j’ai plutôt acquis la conviction que les racines profondes du contexte actuel plongent dans les méandres de l’affaire Bouille. …

(…)

Au regard de tous ces éléments, Jean dépose le 16 mai 2011 une plainte contre X du chef de favoritisme, prise illégale d’intérêts, trafic d’influence et corruption auprès du Procureur de la République de Perpignan. La plainte comprend les documents attestant les faits exposés : devis, lettre de commande du maire, factures, document complet d’audit, inscriptions d’honoraires, contrats, fiches de société Guide sans frontières, document de l’EPIC-OT mentionnant le fractionnement des rémunérations, témoignage formel sur l’existence de la relation ancienne des protagonistes, enregistrements vidéo et audio des déclarations en conseil municipal. …

(…)

Fin 2013, après une longue hibernation du dossier, le Procureur indique à Jean que l’enquête préliminaire est terminée, qu’il va en prendre connaissance et le tiendra informé des suites. Puis, c’est de nouveau le silence du Parquet. Jean lors d’une audition par la police judiciaire en mars 2016 (sur une autre affaire également enlisée), a questionné l’enquêtrice chargée du dossier GSF. Elle lui affirme que l’enquête est toujours en cours, soit six ans après le dépôt de plainte et trois ans après la clôture annoncée par le Procureur et son entrée en réflexion! Difficile de ne pas avoir le sentiment d’être « baladé » pour gagner du temps et préserver l’image de Thierry Del Poso d’ici à la prochaine échéance électorale (mars 2014). Un sentiment d’autant plus prégnant que Thierry Del Poso affiche publiquement une désinvolture et un mépris total à l’égard des jugements rendus par le Tribunal administratif qui prononce à deux reprises l’annulation des contrats de recrutement de Matt Humpage. …

(…)

Un autre dossier mérite que la Justice apprécie. D’abord parce qu’il concerne la première adjointe, et on sait ici que les premiers adjoints assurent les intérims du maire. Ensuite parce qu’il s’agit d’une élue qui semble avoir une conscience élastique de son éthique. Jean considère que la prévention de récidive est ici justifiée. Il saisit donc le 16 mai 2011 le Procureur de la République par plainte contre X des chefs de prise illégale d’intérêts, de trafic d’influence ou corruption. …

(…)

Dans le cas de cette plainte dite des pontons, les faits sont simples. Ils ne nécessitent pas d’autres investigations qu’une vérification de l’authenticité des documents fournis par le plaignant pour attester leur réalité. C’est le type de plainte où le Procureur de la République peut procéder par voie de citation directe. Or, lorsque Nathalie Pineau s’enhardit à porter sa plainte en dénonciation calomnieuse, l’instruction est à notre connaissance toujours en cours. Mais il est vrai que le maire lui assure en conseil municipal qu’il n’y aura pas de suite. Comment le sait-il ? Il n’est pas partie au dossier ! A-t-il été interrogé ? Ou bien est-il l’avocat de Nathalie Pineau ? Reconnaissons lui, comme par le passé, un don de clairvoyance puisqu’effectivement nous apprendrons bien plus tard que la plainte est classée pour « infraction insuffisamment caractérisée », sans autre précision ! Au panier, les délibérations des communes, les factures des pontons, celles de la SARL « A ». La bonne foi de la première adjointe, malencontreusement mariée avec le bénéficiaire du marché, a sans doute été retenue par le Procureur ? Cette tolérance empêchera la prise de conscience de cette élue et lui ouvrira la voie de la récidive. En effet, outre les affaires déjà citées (GSF, Al Fourty), Nathalie Pineau se trouvera encore malencontreusement être la signataire d’un autre appel d’offre truqué de marché public. Dans des contextes tels que le nôtre, le classement de plaintes de principe et l’absence de rappel à la loi est un encouragement à la faute lorsque la vertu n’est pas assurée. La justice, en minimisant et temporisant, permet au fait accompli de l’emporter sur le droit. Elle contribue de la sorte à transformer le mandat légal de l’élu local en un mandat de puissance. Libéré de sa responsabilité pénale, le maire joue gagnant sur le moyen terme, à l’inverse de ses opposants qui ont pu dénoncer objectivement des griefs graves, et judiciairement répréhensibles, mais subissent durablement l’inertie des juges. Un défaut de justice qui pèse sur la ville… et les deniers du contribuable. ...

(…)

Dans les affaires soumises au Parquet, nous allons assister, impuissants, à une formidable flambée de dénis de justice. Les comptes rendus de Jean sur ces aberrations judiciaires adressés aux Ministères de la Justice et de l’Intérieur seront apparemment sans effets, tant sous la « République Irréprochable » que sous la « République Exemplaire. »

Le seul frein à ces illégalités demeure la saisie des juridictions administratives. En effet, les signalements au préfet, dossier après dossier, des contestations non pas d’opportunité mais bien de régularité d’actes litigieux, n’ont aucune suite effective. Cette carence constante du déclenchement de la procédure de contrôle de légalité conduit donc Jean à introduire directement des recours devant le TA. Sa démarche est fondée puisque le juge administratif prend acte des illégalités qui jalonnent depuis novembre 2009 la gestion municipale et celle de l’EPIC-OT. Ainsi vingt-deux jugements sanctionnent les irrégularités de gestion du maire et de l’EPIC sans compter les désistements de Jean suite à une régularisation par la mairie de ses erreurs (5 cas). Seuls quatre dossiers seront rejetés par le TA. La mort de Jean éteindra l’instruction d’une dizaine de recours toujours en instance au TA ou en Cour d’Appel. Malheureusement, ces recours ont un résultat plus symbolique, de réprobation morale, que correctif. ….

(…)

À défaut de parade légale, Thierry Del Poso, s’engouffre une fois de plus dans la voie de la démagogie mensongère pour contrecarrer ce qu’il nomme le « terrorisme judiciaire. » Sans doute cherche-t-il par l’emploi de cet oxymore à provoquer dans l’esprit de l’opinion ce que le psychanalyste Serge Tisseron décrit comme un « flottement émotionnel ». Dans le bulletin municipal, ses déclarations au conseil et durant sa campagne électorale 2014, Thierry Del Poso chiffre en centaines de milliers d’euros les frais de justice imputables aux recours de Pugnace. Il suffit pour estimer la réalité d’analyser les dépenses d’actes de contentieux payées par la commune. Pour l’année 2014 alors que le maire prétend que les recours de Jean coûtent 700 ou 800 000 euros en frais de justice aux contribuables Cyprianais, c’est en fait Thierry Del Poso qui fait payer par ses administrés 22 804 euros dans l’année pour nourrir contre Jean sa « guerre judiciaire. » Une guerre judiciaire menée par de multiples plaintes en diffamation contre Jean, guerre personnelle, farouche et au final totalement perdante. Et il est aussi vrai que Pugnace n’est pas la seule cible du maire dont les abus de pouvoir lui valent de nombreux procès. Chiffrage fantasmagorique mais l’on sait par ailleurs, notamment à l’examen des budgets de la commune, que Thierry Del Poso a un sérieux problème avec les chiffres.

Au-delà de ces affaires cumulant les irrégularités, on peut noter, plus récemment, l’instrumentalisation politique d’un service de l’État, service comptable par nature et par fonction indépendant de l’ordonnateur. Cette transgression fâcheuse des principes déontologiques du Trésor public est constatée par les différences de traitement que ce comptable public réserve d’une part au maire et d’autre part à son opposant minoritaire. Cette différence est évidente sur deux types de dossiers : l’un concerne l’exécution de jugements, l’autre la communication de documents. …

(…)

Toujours est-il que l’effacement de l’État derrière les petits féodaux de la décentralisation (tous les maires ne le sont pas) encourage leur sentiment de toute puissance. Les entorses au droit débordent sur tous les secteurs de la vie publique. Le social n’est pas épargné. Ainsi, à l’irrespect de la chose jugée, le Maire Président de l’Epic et Matt Humpage, son Directeur et ami, ajoutent la violence sociale. Le syndicaliste CFTC St Cyprien de l’EPIC OT a osé après des mois de refus, porter devant le tribunal la demande légitime de création d’un comité d’entreprise. Par jugement du Tribunal d’Instance de Perpignan du 15 juillet 2011, l’EPIC OT est condamné à créer un Comité d’entreprise sous peine d’une astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification de cette décision. L’inspection du Travail dans un courrier du 3 octobre 2011 demande l’exécution de ce jugement en rappelant qu’elle avait déjà alerté de l’obligation d’un comité d’entreprise. Le 03 octobre 2011 l’Inspection du travail rappelle même “ que tout manquement à une mise en place peut constituer un délit d’entrave pouvant entraîner un an d’emprisonnement et une amende de 3750 euros ”.

Au 1er novembre 2011, le maire président reste sourd aux injonctions des juges. L’EPIC OT a déjà cumulé 5250 euros d’astreinte, le prix de son refus, et le délégué CFTC en subit les représailles. …

(…)

En 1830 le gouvernement français assurait « l’ordre règne à Varsovie », «l’ordre» c’est-à-dire le tsar. Nous sommes en 2011 à l’extrême sud de la République Française : « l’ordre règne à Saint-Cyprien ».

Ce cas de pression sur les employés de l’EPIC ou de la ville n’est pas isolé. Pour installer son autocratie sereine, Thierry Del Poso fait notamment voter un régime d’indemnités pour le personnel, régime qui lui donne le pouvoir arbitraire de distribuer des majorations à sa guise, donc de jouer de la carotte et du bâton sur les employés. Le Maire tout juste élu a commencé par abolir le droit du Travail. Ce maire avocat qui a de toute évidence un problème avec la loi et le droit mais qui bénéficie d’un régime de tolérance va aller crescendo dans l’anti démocratie.

 

A SUIVRE ...

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Pour des électeurs informés … Quand Thierry Del Poso se moque de la Chambre régionale des Comptes … et des Cyprianais

Publié le par pugnace

Chambre Régionale des Comptes Occitanie

Chambre Régionale des Comptes Occitanie

Comment éviter la tromperie habituelle du discours des politiques ? En s’informant objectivement par la consultation de données irréfutables. Mosaïque vous y aide en passant en revue 8 des 10 recommandations de la Chambre Régionale des Comptes signalées comme n’ayant pas eu un début de mise en œuvre …

De quoi parle-t-on ?

Le contrôle des comptes et de la gestion est défini par l article L.211-3 du code des juridictions financières, il s’apparente à un audit de conformité et de performance : (...) L’ examen de la gestion porte sur la régularité des actes de gestion, sur l’économie des moyens mis en œuvre et sur l’évaluation des résultats atteints par rapport aux objectifs fixés par l’assemblée délibérante ou par l’organe délibérant. L’opportunité de ces objectifs ne peut faire l’objet d’observations (...).

Le contrôle des comptes et de la gestion de la commune de Saint-Cyprien a été ouvert le 3 mars 2017 par lettre du président adressée à Thierry Del Poso, seul ordonnateur en fonctions au cours de la période de contrôle pour les exercices 2012 et suivants (jusque fin 2016)

En application de l’article L.243-1 du code des juridictions financières, l’entretien de fin de contrôle a eu lieu le 26 juillet 2017 avec l’ordonnateur.

Lors de la séance du 8 septembre 2017, la chambre a arrêté des observations provisoires qui ont été transmises à M. Thierry Del Poso. Après avoir examiné les réponses reçues, la chambre dans sa séance du 6 février 2018 a arrêté les observations définitives 

Le Constat Global

Le rapport de la Cour Régionale des comptes confirme les analyses du groupe PUGNACE/MOSAÏQUE faites depuis 2009 sur la gestion Del Poso. Ce rapport lucide pointe des difficultés et de nombreux dysfonctionnements tant sur la fiabilité des comptes, le manque de transparence à l’égard de l’Assemblée délibérante, la surcharge fiscale, le niveau  d’endettement, la gestion des équipements touristiques (le port, les concessions de plage) la gestion de l’Office du Tourisme,  la confusion de compétences et de financements entre commune / Office du Tourisme / communautés de communes , la préservation et la valorisation du littoral, les marchés publics (aïe aïe), le montant de la participation financière communale versée à l’ école privée …

Les 10 recommandations de la Chambre Régionale des Comptes que le maire persiste à négliger relèvent du simple respect des droits et règlements qui n’ont d’autres finalités que d’assurer une saine gestion publique axée sur la performance de la commune pour le bien de tous et de chacun de ses administrés. La mesure de la performance dans la gestion publique répond à un impératif démocratique, reconnu par la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen : "tous les citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique (…) et d’en suivre l’emploi (…)" Par ailleurs, "la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration".

CQFD

CQFD

Non Mis en Œuvre !

 

Des recommandations de la Chambre Régionale des Comptes que le maire veut ignorer. Nous avons fait l'analyse précise de 8 de ces recommandations sur le blog de Pugnace. Nous vous invitons à consulter les liens ci-dessous qui renvoient aux explications détaillées pour chacune d’entre elles.

 

Recommandation n°1 :

Élaborer une programmation pluriannuelle des investissements, dans le cadre du Débat d’Orientation Budgétaire (DOB). "Non mise en œuvre."

La Chambre recommande à la collectivité de « mettre en place une programmation pluriannuelle de ses investissements, intégrée au débat d’orientation budgétaire », et « d’assurer une meilleure information à son assemblée délibérante. »

Recommandation n°2 :

Mettre en place un suivi financier des conventions de mutualisation avec l’Office de tourisme. (OT). "Non mise en œuvre."

Que d’irrégularités dans la mise en place et le fonctionnement de cet office !

Recommandations n°3, 4 et 5 :                                

  • Améliorer le suivi et la comptabilisation  des travaux en régie. "Non mise en œuvre".
  • Déterminer par délibération les éléments  de fixation du loyer fixé par le port, en lien avec l’activité de ce dernier. "Non mise en œuvre."
  • Établir des règles transparentes pour l’attribution des autorisations d’occupation temporaire du domaine public portuaire et la fixation des redevances afférentes. "Non mise en œuvre." 

Irrégularités dans la gouvernance, dysfonctionnements, manque de transparence et défaut de suivi dans la gestion, disparités de traitement entre les acteurs économiques, actes litigieux, etc. Voilà bien de quoi inquiéter le contribuable sur les capacités de gestion du maire, ordonnateur unique sur la période contrôlée !

Recommandation n°6

Revaloriser le niveau des redevances versées par les exploitants de plage en fixant des règles de calcul claires liées à leur activité. "Non mise en œuvre".

Une plage qui était bradée, avec une gestion sans suivi !

Recommandations n°7 et 8 :

  • Elaborer un guide des achats formalisant les outils et les procédures internes. "Non mise en œuvre."
  • Respecter l’économie globale des marchés publics en améliorant le suivi de leur exécution. "Non mise en œuvre."

La  Chambre Régionale des Comptes est restée strictement sur sa mission d’alerte en pointant, pour la dénoncer, une gestion sans méthode ni outil de contrôle, une gestion rendue ainsi  hasardeuse, contre-productive et possiblement suspecte (les fameux risques). Certes la Chambre concède du bout des lèvres quelques tentatives d’amélioration, mais c’est pour mieux alerter sur leur insuffisance, sur les imprévoyances du coup par coup, sur les entorses à la légalité, sur les négligences dans le suivi des décisions. A plusieurs reprises même, ce rapport public avertit le maire et les citoyens-contribuables des risques encourus si perdurent les défauts d’information, de traçabilité et de transparence.

La tête dans le trou ... ou  .... un trou dans la tête ...

La tête dans le trou ... ou .... un trou dans la tête ...

OUI ! Thierry DEL POSO

se paye bien la tête de ses administrés

Au conseil municipal puis lors d’une conférence de presse du 28 mai 2018, le maire ose se féliciter du rapport d’observations définitives de la Chambre régionale des comptes. Thierry Del Poso, auto-satisfait, se vante d'avoir fait tous les efforts de gestion possibles depuis son élection et d’avoir eu un satisfecit général de la Cour des Comptes : c’est FAUX !

Savoir lire, savoir interpréter : la Chambre pointe en creux ce que nous ne cessons de déplorer depuis 9 ans, c’est-à-dire l’opacité des décisions au coup par coup et les risques de dérives que cette situation peut ou pourrait autoriser. Il y a en effet ce qui est écrit et publié et il y a ce qu’il faut comprendre. T. Del Poso l’avoue d’ailleurs ingénument : « l’important, c’est ce que la Chambre ne dit pas » (sic)

Qu'il s'agisse d'une faiblesse mentale ou morale (ou les deux), le maire a une lecture « subjective » (sic) des observations de la Chambre. Tellement subjective que dans sa conférence de presse il indique que "le plus important est ce que la Chambre ne dit pas" ( !) Et il enchaîne sur la vente du camping Al Fourty : " la chambre n’évoque pas la vente du camping  … toute cette suspicion qui a été pendant des années entretenue avec une certaine envie de nuire aux élus et à la collectivité par une partie de l’opposition (les méchants terroristes) … et bien il n’y a pas d’affaire, pas la moindre virgule ni le moindre point sur ce sujet là." Un mensonge grossier du maire puisque le rapport en sa page 11 note : "sur la période sous revue, la commune a été l’objet de nombreux contentieux, sans qu’aucune provision n’ait été constituée par elle. Le contentieux à l’enjeu financier le plus important concerne un litige sur la cession d’un camping dont la délibération relative à la vente de l’établissement a été annulée à deux reprises. L’acquéreur ayant transféré les fonds à la commune dès la première délibération, un risque financier conséquent était avéré dans l’éventualité d’une annulation de la vente pour plus de 9 M€ " et de poursuivre " les défauts de provision contreviennent au principe de prudence et sont de nature à altérer la sincérité des comptes de la commune."

Puis, Thierry Del Poso évoque « dans ce que la Chambre ne dit pas » la loge de l’USAP et les œuvres d’art. De fait ces deux questions sont postérieures au contrôle de la Chambre régionale des comptes !

Le maire se substitue à la Cour des Comptes pour évacuer des affaires embarrassantes mais aussi pour dire le droit en déformant la procédure de contrôle et ses conclusions.

Il est donc plus que temps que Saint-Cyprien se réveille. L’ordonnateur (= le maire), par sa gestion déficiente et risquée, se moque de nous et de nos intérêts de Cyprianais - contribuables. Que les électeurs honnêtes qui en doutent, prennent le temps de s’informer sur ces réalités objectivement décrites dans ce rapport de la Cour Régionale des Comptes

Pour conclure, nous vous invitons également à lire la lettre ouverte au maire du 4 juillet 2018 signée de M. J-C Montès, conseiller municipal « Mosaïque » … lettre restée sans réponse !

Pour extrait :

« Du Débat d’Orientation Budgétaire  à la gestion des compétences scolaires, de l’Office de Tourisme aux enjeux du Port, de la commande publique aux Autorisations d’Occupation Temporaire du domaine public, et  à la situation financière de la commune,  les années 2012/2016 , seules concernées par le contrôle, sont marquées, selon les propres mots de la Chambre,  par des « dysfonctionnements », des « erreurs », des « défauts », des « discordances », des « anomalies », des  « approximations », des « défaillances » et des « irrégularités qui entachent (…) certains actes et nuisent à la transparence de la gestion » ! Le « manque de rigueur et l’absence de suivi et de fiabilité des comptes » sont  dangereusement pointés à plusieurs reprises de même que les « défauts d’information ».

Vous conviendrez que cette litanie de reproches témoigne pour le moins d’une désinvolture coupable au regard de l’intérêt général, malmené par vos 7% d’augmentations d’impôts, par les ventes bradées de notre  patrimoine et par vos achats de prestige et de confort … »

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