Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Les Vœux du maire de Saint-Cyprien … sur l’air de l’Estaque !

Publié le par pugnace

Un article tout en chansons …

D'abord symbole de la lutte contre l'oppression franquiste en Catalogne, le chant de l’Estaca est devenu un symbole de la lutte pour la liberté.

 

"Le maire de Saint-Cyprien est monté sur scène sur l’air de l’Estaque."

Sur l’air de l’Estaque ?…

L’info publiée par l’Indépendant du 16 janvier est savoureuse ! N’en doutons pas ! On y découvre à l’aube de cette nouvelle année la fibre révolutionnaire d’un maire épris de liberté … Ne rions pas !

Selon le journal local, toujours bien informé par notre révolutionnaire du nouvel an, il s’agissait pour le maire de " marquer son soutien aux Catalans du Sud ". Nul doute que ce soutien d’importance était attendu par les intéressés et sera déterminant pour leur combat. "L’ Indépendant" * avec l’impartialité qui le caractérise va une fois de plus à l’essentiel ; bien entendu, il ne voit rien d’autre en cette période pré-électorale que la proclamation d’un soutien désintéressé.

Pauvre Grand-père Siset ! Les Catalanistes locaux, noyés dans cette foule venue au spectacle dînatoire bien ignorante de leur engagement fraternel, retiendront le combat en chansons d’un maire à dévotions aussi diverses que variées … selon l’air du temps ! Petits fours, trapézistes sur fond d’Estaca puis de Marseillaises, les braves gens seront pleins de cette considération de l’édile pour leurs aspirations à la liberté. Ils s’en souviendront en mars … "Et quand passent d'autres jeunes, je lève la tête pour chanter le dernier chant de Siset, le dernier qu'il m'ait appris."

Homme dénaturé, Homme de peu de foi, jusqu’où ira ta démagogie ? D’outre-tombe, le grand-père Siset * nous interpelle tant les causes les plus nobles sont souvent salies par ce qui  motive leur défense !

Du purin déversé jusqu’au goupillon des crèches, du « Je suis Charlie » à ses procédures bâillons, du mépris de la démocratie locale au coup asséné à l’aîné, le maire Thierry Del Poso n’en finit pas de prospérer sur le chemin de l’infamie. Chevalier blanc noirci par ses sombres manœuvres de prise de pouvoir, discrédité par ses pratiques de gestion communale, le maire est un multicarte aux assurances mouvantes. Homme de convictions opportunistes flirtant avec les catholiques, avec les Catalanistes, avec différents partis, brebis égarée attisant les peurs et les rejets, il n’a de cesse d’entretenir autour de sa personne par son discours trompeur une sorte de consentement tronqué avec l’adhésion plus ou moins consciente, désabusée ou molle à ses vérités variables.

 

Flatter les masses pour gagner et exploiter leur adhésion : le voilà à présent s’emparant de l’Estaque ! ... et du romantisme révolutionnaire que cette chanson a symbolisé ! Une incongruité pour qui a le souvenir des luttes passées ! Ces luttes méritent un bien meilleur chantre ! 

Car OUI, l’Estaca, chanson catalane composée par le chanteur Lluis Llach en 1968 durant la dictature du général Franco en Espagne, est un cri à l'unité d'action pour se libérer de l'oppression et atteindre la liberté.

 

* La scène se passe à l'aube, tandis que le narrateur de la chanson se remémore les paroles d'une conversation entre grand-père Siset et lui. Il demande au grand-père Siset : "Ne voyez-vous pas le pieu auquel nous sommes tous liés ? Si nous ne pouvons pas nous en défaire, nous ne pourrons jamais avancer". D'après Siset, seule une action commune peut apporter la liberté : "Si nous tirons tous, il va tomber, si je tire fort vers ici, et que tu tires fort par là, il est certain qu'il tombe, tombe, tombe, et nous pourrons nous libérer."

"Mais, Siset, ça fait longtemps déjà que je tire ! Mes mains à vif sont écorchées, et mes forces me quittent" ...

L'idée d'une nécessaire prise de conscience collective pour obtenir la liberté clôt la chanson. Dans la dernière strophe, une fois grand-père Siset mort, son interlocuteur devient responsable de la diffusion des idées de liberté et de lutte auprès des nouvelles générations.

Le combat de Siset ne vous rappelle donc rien ? A nous, oui ! Ainsi que les mains à vif et l’appel à la conscience collective !

Et si, localement, la population enfin consciente tirait toute ensemble ? Qui, selon vous, tomberait ? ...

***

*Pour juger de l’impartialité du Journal le « Dépendant », sachez que celui-ci n’a pas estimé souhaitable de publier notre information concernant la comparution le 27 février prochain devant le Tribunal Correctionnel de Perpignan du prévenu Loïc Garrido, adjoint au maire Thierry Del Poso … l’épris ou le prix de liberté. Vous pouvez consulter à ce sujet notre article du 08 janvier 2020.

Par lettre du 02 janvier 2020 adressée au maire, Isabelle Jouandet lui demande que la commune se constitue partie civile au procès de Loïc Garrido afin de défendre les intérêts financiers de la commune. Une pétition en ligne a été lancée auprès des contribuables Cyprianais pour soutenir cette demande.

Nous avons reçu des soutiens par les contacts des blogs Pugnace et Saint-Cyprien Mosaïque. Pour nous permettre d'avoir un seul recueil de signatures, nous suspendons la pétition sur le site change.org et recueillerons les soutiens à partir de la seule adresse mail de Cap Espoir Démocratie : capespoir66@gmail.com

Le texte de la pétition est publié dans l'article du 19/01/2020 suivant celui-ci

Merci de votre compréhension

Les Vœux du maire de Saint-Cyprien … sur l’air de l’Estaque !

Commenter cet article

atao feal 17/01/2020 21:00

Tout est bon en politique, surtout le mensonge.