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Saint-Cyprien ... L'Imposture de Thierry Del Poso ... L'Engrenage ... Chapitre 7 ...

Publié le par pugnace

La "Farce de Maître Pathelin", pièce médiévale où Maître Pathelin, avocat rusé, décide de refaire sa garde-robe sans que cela ne lui coûte un sou ...

La "Farce de Maître Pathelin", pièce médiévale où Maître Pathelin, avocat rusé, décide de refaire sa garde-robe sans que cela ne lui coûte un sou ...

Trois temps pour dire …

L’imposture de l’élection de Thierry Del Poso

Au premier temps de l'engrenage ... Maître Pathelin à la manoeuvre

 

Premier temps - L'Engrenage - suite des chapitres 1 à 6 (voir nos articles précédents)

Thierry Del Poso est un usurpateur qui ose tout ..

Thierry Del Poso est un usurpateur qui ose tout ..

Extraits ...

Chapitre 7

Maître Pathelin à la manœuvre

 

Dans ce contexte toujours sensible, les pratiques provocatrices de l’équipe municipale choquent le public des conseils municipaux. Ni les mises en garde argumentées de Jean en séance, ni le bilan très négatif des contentieux administratifs, ne parviennent à ébranler cette solidarité aveugle qui pèse sur une gestion municipale dommageable à l’intérêt collectif. Pourtant, les décisions municipales annulées, sont bien imputables à Thierry Del Poso, maire et président de l’EPIC. De fait, on peut légitimement douter de sa compétence en sa qualité de maire mais aussi en celle d’avocat puisque lui-même crée et entretient la confusion entre sa profession et son mandat. (…) Cet amalgame du maître et du maire vise en surélevant ainsi la fonction élective d’un socle d’expertise juridique, tout autant à impressionner l’électeur qu’à souder la confiance de ses proches en sa capacité et à dissuader les contestataires. Les dix-sept jugements défavorables du TA devraient pourtant ébranler le crédit de l’avocat responsable de la gestion communale d’autant que s’y ajoute, en dépit de tout bon sens élémentaire le non-respect de la chose jugée (comme dans le dossier Humpage).

Ses colistiers ne l’entendent pas ainsi et persistent dans leur déni de ces réalités judiciaires. Les moins belliqueux d’entre eux avec lesquels nous pouvons encore avoir quelques échanges en aparté à la sortie des conseils nous le disent, « il est avocat, il sait ce qu’il fait. » Cet enfermement abscons nous déroute bien qu’il puisse s’expliquer par les manœuvres d’instrumentalisation du maire. Du début de sa mandature à ce jour, Thierry Del Poso joue de la diversion, du recours à des consultants extérieurs «indépendants », de l’évocation abusive de l’assentiment de la Préfecture, pour légitimer ses décisions. Lorsque celles-ci sont trop impopulaires, il en diffère l’application pour amortir la réactivité de l’opinion publique. Des procédés banals de politique politicienne qui nécessitent de maintenir le public (et les conseillers municipaux dont les colistiers « non-initiés ») dans l’ignorance, ou pire, dans la tromperie en donnant de fausses informations. Sur ce point, Thierry Del Poso excelle : opacité des procédures, interprétation mensongère des décisions de justice ou préfectorales, dissimulation ou contre-vérités sur les aides d’État … Les exemples sont trop nombreux pour être tous cités ici mais je reviendrai sur les plus signifiants.

Autre point d’orgue de cette stratégie de manipulation : encourager le public à se complaire dans la médiocrité et désigner à la vindicte populaire un groupe ou un homme que l’on accuse à tort d’actes préjudiciables à la collectivité. Outre ses déclarations de presse et ses blogs, l’officiel et le masqué, le maire n’hésite pas à user de l’instrument de communication municipale. À titre d’exemple, non exhaustif, dans le bulletin municipal (BM) de février 2012, sous un grand drapeau tricolore (!) le groupe majoritaire publie un pamphlet diffamatoire contre l’opposition.

(…)

L’abus des moyens de communication communaux pour abattre ses opposants, tromper ses administrés, est mortifère pour la démocratie. Ce procédé, on le retrouve tout au long de la mandature de Thierry Del Poso. Un détournement récurrent des outils du pouvoir qui peut paraître bénin mais acte le tempérament d’un maire qui transforme insidieusement par ses débordements quotidiens la gouvernance municipale en régence locale. Dès lors, où fixer les limites de ces excès ?

(…)

C’est le même homme qui abolit la démocratie, détourne l’emblème national pour jeter son fiel contre ses opposants, et manœuvre contre ses propres amis politiques. Il est plus qu’un menteur, c’est un charlatan politique. La «Farce de Maître Pathelin » jouée par notre Maître maire à Saint-Cyprien s’essaie à des tournées hors de la ville. Notre Zen Just cauteleux nous en donne ainsi une belle représentation lors de la course à l’investiture de l’UMP pour les élections législatives de juin 2012. Avant la date d’ouverture de la campagne pour l’investiture du candidat UMP, Thierry Del Poso procède à la diffusion de 80 000 flyers sur l’ensemble de la circonscription. Un flyer de quatre pages, dont le financement reste énigmatique.

(…)

Ce « forcing » politique d’un maire élu sous l’étiquette « Nouveau Centre » et tout récemment encarté « UMP » a été accompagné par des attaques discriminatoires à l’égard de l’âge du député sortant, Fernand Siré, (relayées comme à l’accoutumée par le blog du « catalan-decu »). Quelques semaines avant l’octroi des investitures par l’UMP, Thierry Del Poso a également fait diffuser par l’hebdomadaire local « le Petit journal » un publi-communiqué (toujours payant) à sa gloire sur deux pleines pages, avec son portrait à la une, et il l’a fait distribuer à l’entrée d’un meeting départemental organisé sous la présidence du secrétaire général de l’UMP. Duplicité, mensonge, non-respect des règles républicaines, non-respect de la justice, non-respect des règles de son parti politique, financement opaque de sa pré-campagne, l’homme à lui seul concentre toutes les dérives reprochées à la politique politicienne. Alors comment expliquer son maintien dans la vie publique ?

Comme le dit le juge de notre farce, « Revenons à nos moutons ». Concernant les élus de sa majorité (hors du cercle rapproché d’initiés), on ne peut concevoir qu’ils soient tous de pareille mauvaise foi ! Alors, comment expliquer leur totale irresponsabilité ? Indifférence ? Relâchement moral ? Intérêt personnel ? (…) Mais les autres acteurs de la vie publique ? Les responsables du Parti des « Républicains » ? Les élus de « l’opposition constructive » ? Les citoyens ? Tous ne sont pas dupes et pourtant Thierry Del Poso prospère sur fond de tromperies grossières récidivantes, d’autoritarisme aigu et d’irrespect judiciaire.

(…)

Renverser le cours de l’histoire ? Jean l’a tenté. Il a échoué, se heurtant à cette confiscation du pouvoir mais aussi aux trahisons de nos alliés d’hier avec le ralliement au maire de l’opposant Jean Roméo et, plus choquant encore, celui de la socialiste, Marie-Pierre Sadourny.

Le premier, simple citoyen (élu sur une liste DVD) est apparu sur la scène publique par « esprit de civisme » proclamé au lendemain de l’affaire Bouille. Il n’a pas résisté à l’offre d’un poste d’adjoint et se rallie au maire dès mars 2011 lors du fameux «conseil sans chaises ».

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La seconde trahison, celle de Marie Pierre Sadourny, socialiste et tête de liste du groupe « Union de la gauche », nous stupéfie. D’un point de vue politique, ce grand écart est un reniement pour ceux qui ont encore foi en les idées. Au regard de la relation humaine, ce comportement est particulièrement choquant.

(…)

Le point de départ du reniement remonte à septembre 2011 lorsque les élus locaux, « grands électeurs » pour le Sénat, sont conviés en mairie au nom du Président du Conseil Régional par Marie-Pierre Sadourny, alors responsable (intérimaire) du parti socialiste. Il s’agit pour Christian Bourquin de présenter son programme. C’est là que l’accent catalan de la démocratie locale s’est révélé : cédant aux oukases du maî(t)re des lieux, le candidat Bourquin a finalement, après une bonne heure de tractations et sans vergogne, accepté d’exclure de la rencontre tous les élus minoritaires, dont la conseillère Marie-Pierre et néanmoins son amie, ainsi réduite à pleurer sa honte dans la rue puis à s’aligner sur la tactique électorale du candidat au Sénat. Dans la foulée, Marie-Pierre Sadourny procède au sabotage de la procédure engagée au Tribunal administratif pour contester la vente du camping Al Fourty.

(…)

Dans ce marigot politique, les sénateurs avaient gardé une réputation de sagesse et de respectabilité, héritage des temps où l’âge et la ruralité conféraient à ces élus de second niveau la sérénité apparente des nantis de la politique. Les temps ont-ils à ce point changé qu’une campagne sénatoriale devienne un cirque pitoyable ? Un feuilleton de tractations dissimulées, de compromis, de marchandages, de chantages et de reniements où les petits féodaux qui sont détenteurs de quelques poignées de voix soumettent ceux qui ont stature de grands notables régionaux. Ces «grands », ou plus exactement ceux qui ambitionnent de se caler dans le fauteuil du palais du Luxembourg, sont prêts, l’actualité hélas le démontre, prêts à tout, humiliations, mensonges, bassesses pour quelques bulletins dans l’urne. Thierry Del Poso qui a enfin obtenu le label du parti «Républicain » vote et fait voter son équipe majoritaire pour le socialiste Christian Bourquin aux sénatoriales avec pour contrepartie locale le lâchage des élus Pugnace. De la manœuvre politicarde qui traduit bien les limites actuelles des idéologies et le cocufiage des militants sincères des Partis politiques.

Thierry Del Poso ne reconnaît selon ses formules que l’ « opposition légitime » parce que « constructive ». Dès lors, l’opposition de gauche Sadourny se targue d’être « légitime ». Elle va systématiquement répondre aux décisions contestables par laissez faire. Laisser faire, c’est une façon d’être et d’être « constructive. » C’est une façon de participer aux «évènements de terrain » comme elle dit pour quémander des invitations aux festivités et son inscription sur la liste du protocole. Falsification des faits et reniement de soi, c’est l’accent catalan de Ponce Pilate.

(…)

La réalité n’en reste pas moins que ces ramasseurs de miettes du pouvoir en place vont contribuer à sa pérennité. Cette médiocrité de comportements conforte le mairisme, cette maladie nosocomiale du pouvoir local qui finit par contaminer les fonctions électives départementales et nationales. Le fil rouge du mairisme delposien, et de sa pérennité, repose sur le mensonge culotté, répété, affirmé avec conviction, «droit dans les yeux. » Une aptitude au mensonge suffisante pour ôter toute mauvaise conscience à ceux, oublieux des réalités, qui cèdent à ses largesses clientélistes. Nous avons découvert le manipulateur, le bonimenteur. Nous mettrons cependant plus de temps pour mesurer l’extraordinaire capacité de notre menteur. Bien sûr, en politique, chacun sait que le mensonge et la tromperie sont le plus souvent de mise (le politiquement correct dit contre-vérité). Mais lorsque l’on évoque la malhonnêteté intellectuelle des politiciens, on fait surtout référence à leurs promesses électorales non tenues.

Bien entendu, c’est aussi le cas pour Saint-Cyprien. Il suffit de comparer le programme électoral 2009 du candidat Del Poso, « Nos propositions pour le Saint-Cyprien de 2014 », à la réalité de la vie démocratique un an après, et même neuf ans après (période de réélection incluse).

(…)

Le programme auquel Jean a adhéré privilégiait les instruments de démocratie dite participative avec l’élection de représentants de quartier, une ouverture apolitique des commissions municipales et des consultations populaires. C’était quasiment de la « bravitude ». C’était la démocratie à risques car le risque est grand de donner la parole au peuple ou aux personnalités qualifiées. C’est ce qu’il faut en période de campagne mais après ce serait dangereux et fatigant. Thierry Del Poso, une fois élu, a considéré ce zèle démocratique bien superflu alors qu’il suffit pour paraître démocrate (aux yeux du contrôle de légalité) de réunir de temps en temps le conseil municipal dont on a la police et dont on gère l’ordre du jour et le déroulement, et dont on maîtrise la majorité qui décide. C’est plus confortable pour le maire « sorti des urnes » de garder le pilotage en solo jusqu’au prochain scrutin, d’éviter les affrontements, de jouer à cache-cache, d’évacuer les contestations par le verbe ou l’écrit unilatéral.

(…)

On remet le citoyen à sa place de sujet, d’administré, de contribuable, la seule que pour l’élu sorti des urnes il mérite. On lui concède de temps en temps le statut d’électeur et là on le cajole, on le flatte, on lui fait des promesses, on l’assure de sa fidélité et de son dévouement. Puis l’écharpe revêtue (un coup à l’endroit, un coup à l’envers), la citoyenneté est déshabillée de ses atours de souveraineté. Le citoyen est dépouillé de son pouvoir de cosouverain, de responsable, de codécideur, d’inspirateur, de censeur. Il devient sujet de communication, pseudonyme moderne qui permet de passer élégamment de l’information objective à la désinformation, à l’auto promotion et à la propagande.

(…)

Le plus confondant au constat de ces grossières manœuvres du maire reste la léthargie de la population aussi vulgairement trompée pour la seconde fois. Où est passée cette foule d’indignés qui vouait l’équipe ancienne au pilori ? D’autant que Thierry Del Poso maîtrise mal ses mensonges récurrents. Il joue la carte de la communication mais s’empêtre dans ses contradictions au fil de ses déclarations. Nous avons bien compris que si cet homme de pouvoir, plus que de gestion, a recours au mensonge c’est parce qu’il est convaincu de sa rentabilité. Le mensonge engendre, non pas la révolte des citoyens, mais leur désabusement sans réelle conscience ni de l’ampleur, ni de l’étendue des conséquences du mensonge de leurs élus. Il faut attendre la survenue d’un drame collectif pour que l’émotion ravive l’esprit citoyen. L’émotion retombée, l’oubli s’installe vite, la population reprend espoir et retombe dans le piège. À l’exception de ceux qui suivent la bête de près et veulent s’épargner la honte d’un renoncement… Mais à quel prix ! Le chemin est rude, bordé de désillusions et d’injustices, pour ceux qui espèrent en une démocratie quotidienne.

 

 

 

A SUIVRE ...

 

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