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Saint-Cyprien ... L'Imposture de Thierry Del Poso ... L'Engrenage ... Chapitre 6 ...

Publié le par pugnace

Thierry Del Poso maire l'a annoncé deux fois : la démocratie est abolie en "sa" commune

Thierry Del Poso maire l'a annoncé deux fois : la démocratie est abolie en "sa" commune

 

Trois temps pour dire …

L’imposture de l’élection de Thierry Del Poso

Au premier temps de l'engrenage ... Le parjure républicain

Premier temps - L'Engrenage - suite des chapitres 1 à 5 (voir nos articles précédents)

Premier temps - L'Engrenage - suite des chapitres 1 à 5 (voir nos articles précédents)

La gouvernance Del Poso : blog anonyme et théâtralisation du pouvoir

La gouvernance Del Poso : blog anonyme et théâtralisation du pouvoir

Extraits ...

Chapitre 6

Le parjure républicain

 

Du temps de Jacques Bouille, seuls les initiés étaient au courant des abus de gestion. Ce n’est plus le cas, la population, les responsables politiques, les journalistes, les autorités préfectorales et judiciaires, tout le monde sait, tout le monde laisse faire. Car enfin, dès les premiers signes de cette nouvelle ère d’omerta municipale, Jean décide pour y faire face de créer un blog d’information citoyenne. En qualité de Président du groupe d’élus dissidents, il est l’administrateur du blog Pugnace et le directeur de la publication du site internet. Le but de ce blog local est de diffuser les informations concernant le fonctionnement communal et de contribuer par ses analyses à la restauration de la vie démocratique dans l’intérêt général. Les élus de Pugnace comptent entretenir par ce site d’échange et d’information un dialogue ouvert à tous sur la gestion de la ville de Saint-Cyprien. Le blog sert aussi de support à l’association transpolitique « Cap Espoir », créée en décembre 2009, qui rassemble les Cyprianais de toutes opinions, et de bonne volonté, pour appliquer ces objectifs de moralité publique et de redressement communal. Cette situation alarmante est donc connue de tous par l’information traitée quotidiennement dans le blog Pugnace mais aussi exposée lors de réunions publiques et d’opérations de tractage organisées régulièrement par l’association « Cap Espoir ». Une action citoyenne que le maire tente de museler notamment par son refus d’octroi de salles municipales pour la tenue des réunions de Cap Espoir. Il faudra parfois s’exiler dans les communes voisines pour exercer ce droit légitime de réunion. De plus, Jean persiste à informer les autorités d’État par ses courriers d’alerte. De fait, tous les signaux sont déjà là pour acter la récidive de déviances multiples opérées par une minorité d’élus, le maire et son clan, au détriment des intérêts de la ville prise en otage. Sourde et bien muette cette ville !

La charte du blog Pugnace inscrit sa démarche de démocratie participative dans un but légitime d’intérêt public, étranger à toute animosité personnelle. Elle est clairement établie dans un article publié le 24 novembre 2009 sous le titre, « et maintenant parlons de Saint-Cyprien ». …

(…)

Thierry Del Poso n’a jamais demandé une rectification, une suppression ni un droit de réponse. En revanche il a déployé une véritable offensive pour museler toute expression insoumise. Ses procédés utilisés sont des plus scabreux avec la constitution de deux blogs dont l’un anonyme. Notre ancien dénonciateur de l’ombre se complait de nouveau dans ce jeu trouble qui contourne le débat démocratique et le pervertit en conflit personnel et accusations ad hominem. ...

(…)

Il s’agit du blog masqué intitulé « un catalan déçu par son opposition » (un-catalan-decu.over-blog.com) qui publie des articles particulièrement virulents, diffamatoires et injurieux, à l’encontre de Jean et d’autres élus de l’opposition. ...

(…)

Le seul caractère anonyme de ce blog devrait le rendre peu crédible mais je constate, hélas, que nombreux sont les partisans du maire qui s’engouffrent avec délectation dans ce flot de malveillances sordides. Je parviens non sans mal à convaincre Jean qui dépose une plainte en diffamation auprès de la gendarmerie de Saint-Cyprien le 02 septembre 2011 contre les hébergeurs du site « catalan-decu », les modérateurs et auteurs de ses commentaires et articles. Une autre plainte pour diffamation est déposée contre ce même blog par Martine Leroy, conseillère municipale du groupe PUGNACE, suite à la publication d’un article qui met gravement en cause sa réputation professionnelle en tant que Principale de collège. Étrangement, ces deux plaintes pour diffamation et injures sont restées sans suite : le service enquêteur n’a pu identifier l’adresse IP du «catalan-decu » hébergé par Over-blog et il n’a pas relayé notre signalement pour le retrait du contenu diffamatoire de la plateforme d’Overblog. (...) Il faudra attendre l’affaire de la diffamation dite du « Grand Bornand » lors de la campagne des municipales de 2014 pour que le blog « catalan-decu » soit enfin clôturé (décembre 2015). Cette décision ne viendra pas de la justice, pourtant saisie une fois de plus, mais d’une intervention politique auprès du nouveau directeur de la plateforme d’hébergement. ...

(...)

La démocratie participative prônée par le candidat Del Poso a donc vite fait place à un mairisme dévoyé qui avilit le débat politique en violent et grossier conflit de personnes. Cette fuite en avant dans la toute-puissance atteint des sommets d’indécence et de provocation lors d’un conseil municipal qui acte une des prises de position publique des plus scandaleuses. Thierry Del Poso orchestre une véritable et ridicule théâtralisation du pouvoir pour exprimer son parjure républicain: l’abolition de la démocratie à Saint-Cyprien.

À l’ouverture de séance de ce conseil, ô combien historique, la forme signifie plus que le fond qui sera creux, creux sur l’ordre du jour mais choquant, plus encore que de coutume par la surprise du chef. Un fauteuil et une bouteille résument la grande orientation du DOB, le débat d’orientation budgétaire qui doit se tenir ce 22 mars 2011. Un fauteuil noir en simili cuir et une bouteille d’eau coiffée de son gobelet en plastique, voilà les symboles de majesté que le maire de Saint-Cyprien affiche pour régner ce soir-là sur le conseil municipal et glorifier sa préséance absolue. Le décor est connu, de la triste salle de réunion de la mairie, mais ce 22 mars le décorum a changé : les accessoiristes ont, sur ordre du metteur en scène, réorganisé l’agencement des tables du conseil et de l’espace du public. …

(…)

Le seigneur du fauteuil est le seul à avoir le droit de se désaltérer. Il est ostensiblement seul, « puissant et solitaire », seul à bénéficier pour son palais et son fessier d’égards privilégiés. Rectifions: la table latérale près de l’entrée est dotée de trois autres flacons, c’est la table de la presse. Il faut soigner sa communication en même temps que sa vanité, son palais et son fessier. Ainsi, les accessoires dressent la hiérarchie des acteurs. Un premier rôle avec fauteuil et boisson. Des faire-valoir à cajoler, boisson et gobelet : les journalistes. Des comparses à maîtriser : chaises raides, pas de boisson mais une place sur le fer à cheval autour de l’édile. Des exclus (groupes Sadourny, Guiraud, Pugnace) relégués sur leur table à l’écart du fer à cheval, dos au public. Un public condamné à la station debout : vingt-quatre chaises (pour une capacité d’accueil de 200) offertes à la centaine de citoyens présents afin de faciliter la sélection naturelle des bons amis installés avant l’heure au premier rang ou de la claque prête à tout, aux dépens des citoyens plus âgés ainsi dissuadés d’assister au « débat ». Les chaises empilées au fond de la salle sont accessibles mais deux policiers municipaux en gardent strictement l’usage. Je tente d’intervenir pour faire fléchir leur refus opposé à deux vieilles dames qui souhaitent prendre deux des chaises ainsi confisquées. Très embarrassés, ces policiers m’indiquent avoir reçu l’ordre formel du directeur de cabinet d’interdire toute prise de chaise ! ...

(...)

Le trouble dans l’ordonnancement solennel de la soirée vient hélas (!) de ces vis-à-vis de la contestation qui ont l’indécence de solliciter de Sa Majesté que soient apportées au public quelques commodités de la conversation (c’est ainsi qu’au siècle du roi-soleil on dénommait les "chaises"). Sa Majesté n’entend pas l’humble requête pour ses vieux sujets assemblés face à lui. Les fâcheux contestataires passent alors de la parole au geste, cèdent leur siège aux citoyens et «siègent» en conseil debout face à sa majesté calée en son fauteuil de simili cuir noir. Il leur faut attendre ainsi une heure et demie avant que le conseiller docteur du roi suggère à celui-ci d’avoir une once de clémence et d’ordonner à sa troupe de concéder quelque assise à ses huit trublions érigés face à lui comme des bourgeois de Calais, humiliés mais fiers, pointés comme un blâme sur le roitelet en son faux cuir. Une heure et demie pour que le bon docteur et son méchant ami prennent conscience de leur indécence... la réflexion est lente en ce conseil. Lente mais violente. Car armée du règlement. Le règlement c’est le sceptre de papier. La première adjointe, drapée dans sa dignité outragée, l’illustre quelques minutes plus tard : « c’est notre volonté », répond-elle souveraine à Marie-Pierre Sadourny qui l’interroge sur le petit train de la ville. Le règlement, la police de l’assemblée, voilà le charisme de Del Poso. Menaces brandies, menaces réitérées d’avertissement, d’exclusion, d’évacuation. Dommage que la lettre de cachet ne soit pas prévue dans le code général des collectivités territoriales et dans le règlement intérieur du conseil de Saint-Cyprien.

On le sait le style c’est l’homme. Un commentateur du blog Pugnace évoquera audacieusement Bokassa, lequel empereur sanguinaire avait les moyens de s’offrir un trône ruisselant d’or et de mauvais goût. Manque d’or, restent la prétention et le mauvais goût. On recourt au faux cuir noir et à la bouteille en plastique, c’est moins durable que les atours de Bokassa 1 er. Espérons pour son émule, version mini, que ces accessoires sont recyclables. Une mise en scène spectaculaire pour un parjure républicain, le maire déclarant en son conseil : «La démocratie a joué en 2009, elle rejouera en 2014. Et je pèse mes mots, entre les deux, tant que nous serons dans ce débat puéril de caniveau, de calomnies et salissures, je n’ai aucune envie, aucun intérêt et aucun besoin de vous consulter ou de prendre votre avis. Je jouerai donc mon rôle de maire avec ma majorité. Comme ça c’est clair. » Ce n’est pas un coup de sang, ni de tête, d’un soir. Le maire nourrissait déjà le delpotisme non éclairé lorsqu’un an auparavant, il déclarait en ouverture de séance du conseil municipal extraordinaire (31 mars 2010), « j’aimerais simplement vous rappeler que la démocratie ne passe que par les urnes et que par les assemblées élues où elle s’exprime. »

(…)

La crise démocratique de notre commune est clairement consommée sept mois plus tard lors d’un autre conseil municipal. Le 7 octobre 2011 officialise que le conseil municipal est, et restera sous Del Poso, un piège à cons(eillers). Pire : pour que nul ne s’agite dans le piège, on n’hésite plus à bâillonner les conseillers englués dans la litanie des récriminations et lamentations, on menace d’expulser le public et de siéger à huis clos. Et on en prend les moyens ; on demande au Préfet un renfort policier afin de chasser quelques dizaines de citoyens trop curieux et de garantir ainsi au monarque le silence du huis clos, ce cimetière de la démocratie locale. Ironie funèbre de ce triste règne, le maire « zen » (Sic) s’enferme dans son huis clos et le braconnier de la démocratie (et de la loi) fait appel aux gendarmes pour sécuriser son despotisme. Le conseil ainsi bunkérisé, Thierry Del Poso réaffirme longuement l’abolition de la démocratie : « À partir du moment où une forte partie de ce que vous appelez l’opposition a choisi de placer le débat sur le terrain judiciaire, je ne vois pas pourquoi je m’évertuerais à avoir un semblant de dialogue avec vous. […] vous pouvez très bien ne pas respecter Thierry Del Poso mais la fonction doit être respectée. À partir du moment où on est dans cet état d’esprit là, il n’y aura pas de démocratie. Je vous l’ai dit il y a quelques mois afin que vous ne soyez pas déçu […] Et jusqu’en 2014 ne vous en déplaise, le maire ce sera toujours Thierry Del Poso, quoi que l’on vous dise, quoi que vous entendiez. Ensuite si nous faisons mal notre travail, et vous parlez de respect de la démocratie, la démocratie elle sera là en 2014. Elle saura nous rappeler à l’ordre si nous avons mal géré ou si nous avons mal fait […] »

Ces déclarations sont des plus claires : pas de débat démocratique à Saint-Cyprien, pas de contrôle judiciaire et médiatique, la volonté du maire est de faire taire toute opinion qui lui soit contraire et surtout celle de ses dissidents qui osent demander le respect du programme sur lequel il a été élu. La démocratie est abolie à Saint-Cyprien et il ne s’agit pas seulement d’une menace spectaculaire. La pratique est conforme à l’annonce : suppression des commissions, rétention systématique des documents, police des séances, refus de salles de réunion, brimades… tous les moyens de censure sont bons pour museler l’expression d’opinions divergentes. …

(…)

Ce constat est grave. Le danger est réel. La confiscation du pouvoir et l’absence de transparence qui en découle, peuvent conduire certains à la violence, plus ou moins spontanée, pour enfin se faire entendre et en pousser d’autres dans les bras des extrêmes politiques mais aussi communautaristes. Sans parler de la démobilisation électorale du plus grand nombre, spectateurs impuissants d’une dégradation de la société dont ils tentent de se protéger par ce retrait de la vie démocratique. Et de petits Del Poso en petits Del Poso, le mal être citoyen s’installe dans le pays et provoque les désordres de tous ordres sur le thème du «tous pourris ».

Le maire l’a donc annoncé deux fois, en mars et en octobre : la démocratie est mise au placard. C’est fait : le « sorti des urnes », maire omnipotent, a décrété que la ville c’est lui, que sa volonté seule doit s’imposer, que tout débat est inutile, car il sait tout et il peut tout. Il en a donc déduit que tout débat doit être rendu impossible. …

(…)

Tout débat est désormais impossible en commission, la commission dite organique du Conseil est un organe atrophié dont le maître de céans dispose à sa guise pour tantôt faire joujou tantôt exorciser l’opposition terroriste. Il a ainsi décidé que la commission des finances n’a pas à discuter sur le budget de l’office du tourisme, sur les crédits du port, les taxes et redevances, sur les virements de crédits dont le conseil doit décider et il en sera de même demain sur le budget primitif.

À ces manquements au respect de la population, de ses élus et de la démocratie, aucun des élus delposistes ne réagit. Le maire impose sa tyrannie de la majorité qui est objectivement une majorité relative, minorée par la dissidence des élus de Pugnace et aux yeux d’un grand nombre de ses propres électeurs désavouée par le total irrespect de ses engagements de campagne. …

(…)

Globalement, l’opinion publique locale se divise sans surprise en trois grandes tendances : une large majorité d’habitants déconnectée du débat public (soit par manque de temps ou d’intérêt, soit par désabusement défaitiste, « À quoi bon ? Tous pareils, tous pourris ») ; une minorité d’administrés, plus ou moins active, qui continue à s’informer hors des temps d’élection (notamment en assistant aux séances des conseils municipaux) et refuse que Saint-Cyprien sombre définitivement dans « l’infra-France »; une fraction de sympathisants du maire qui rassemble les immatures civiques et les « clientélisés » (dans notre petite ville, même les menus avantages octroyés par l’édile, ses amis ou les amis de ses amis, suffisent à justifier les entorses à la morale publique et au droit).

Thierry Del Poso a donc beau jeu de gérer à sa guise la commune que les électeurs lui ont confiée puisque ces mêmes électeurs, conditionnés par le système local, l’acceptent par renoncement, par inertie ou par intérêt propre. Le citoyen abandonne son poste pour rester dans le rang ou la file d’attente. Un abandon que le maire prend soin de favoriser et d’entretenir. Il sait que dans les temps actuels l’on ne mesure pas la réussite d’une politique aux seules réponses qu’elle est capable de donner mais aussi (et surtout) aux questions qu’elle parvient à faire oublier. Sa stratégie va dès lors consister à rendre ses opposants inaudibles par un jeu éprouvé du pouvoir reposant sur deux constantes : « tout ce qui permet d’endormir la lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. » … Toute tentative de remettre en cause l’ordre des choses « doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels. »

 

A SUIVRE ...

Proclamation de l'abolition de la démocratie lors du conseil municipal dit "conseil sans chaises"

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