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Saint-Cyprien ... L'Imposture de Thierry Del Poso ... L'Engrenage ... Chapitre 5 ...

Publié le par pugnace

Candidat Del Poso, Docteur Jekyll et le maire, Mister Hyde

Candidat Del Poso, Docteur Jekyll et le maire, Mister Hyde

Trois temps pour dire …

L’imposture de l’élection de Thierry Del Poso

Au premier temps de l'engrenage ... Bas les masques !

Premier temps - L'Engrenage - suite des chapitres 1 à 4 (voir nos articles précédents)

Premier temps - L'Engrenage - suite des chapitres 1 à 4 (voir nos articles précédents)

Chapitre 5 - Bas les masques ! - ... Une flambée d'illégalités dans la silence des Autorités de l'Etat ..

Chapitre 5 - Bas les masques ! - ... Une flambée d'illégalités dans la silence des Autorités de l'Etat ..

Extraits ...

Chapitre 5

Bas les masques !

C’est donc l’humeur ou la faveur du prince qui guide la gestion publique. Aucune réflexion stratégique, ni sur les finances, ni sur l’urbanisme, aucun plan de gestion de la dette cependant abyssale. Le maire et ses proches gèrent leur pré carré à leur goût. Partout « on bidouille » selon le terme du maire qui se crée au coup par coup des recettes par des ventes immobilières de pure opportunité budgétaire. Thierry Del Poso dilapide les propriétés communales à sa guise. …

(…)

En tous points, la gestion personnalisée alourdit de mois en mois le passif qu’elle devait apurer et le maire jongle par transfert des charges sur la communauté de communes Sud Roussillon. Bref, le prince s’est très vite approprié la maîtrise de l’institution communale au détriment des intérêts de la ville et ce avec une addiction forte pour le truquage et l’illégalité. ...

(…)

Il est abracadabrantesque de seulement penser que les garants de la loi puissent laisser s’installer pareilles dérives au lendemain de l’affaire Bouille. Le maire affiche quant à lui sa «zénitude » face aux mises en garde qu’il ignore ostensiblement lors des séances du conseil municipal. Visiblement, il ne craint nullement les éventuelles sanctions des actes illégaux et persiste à renvoyer lui-même le débat sur le terrain judiciaire en rétorquant sans cesse aux observations des élus de Pugnace, “si vous estimez que cela vous porte préjudice, faites des recours.” Simple provocation de sa part ? Ou assurance d’une immunité de fait ? L’avenir va nous montrer deux constantes : les limites du juge administratif saisi après signalement au Préfet qui ne réagit pas, et l’effacement de la justice pénale verrouillée par le Parquet. La seule voie possible pour freiner une pratique autocratique aux conséquences gestionnaires désastreuses pour la commune est sensiblement obstruée. Les recours au Tribunal administratif sont faits, des plaintes au pénal sont déposées, et le maire continue de se dire « serein », enchaînant les irrégularités en cascade dont les exemples sont trop nombreux pour être ici tous mentionnés.

Une affaire témoigne du cumul de ces illégalités ; nous y trouvons un condensé des abus de pouvoir du maire, de ses dérives, et l’illustration alarmante de la stupéfiante démission des autorités de l’État. Le dossier emblématique du musée et des œuvres d’art soumis au Procureur de la République en 2011 acte la continuité du mairisme à travers les successions d’élus. Il fut fatal au précédent maire accusé d’achats inconsidérés d’œuvres d’art. Il fut bénéfique à l’opposant qui dénonça ses dérives et grâce à lui prit la mairie mais en réactualisa, sans tarder, le volet judiciaire avec le retour suspect de certains acteurs de l’époque précédente et de pratiques troubles via des nominations et marchés. Il n’est a priori pas anormal que ce nouveau maire, élu sur la dénonciation du scandale des œuvres d’art, souhaite en commander immédiatement un audit. Le doute nait de la dissimulation de la commande passée dès son élection, et du choix du prestataire, une modeste SARL locale d’interprétariat et d’organisation de petits événements touristiques. Le PACS entre l’EPIC-OT et la SARL « Guides sans frontières » (GSF) est réalisé au terme d’un processus mis en place, et en secret, dès octobre 2009. Tout juste élu, Thierry Del Poso cligne de l’œil à GSF dont le fondateur - gérant, est Matthew (dit Matt) Humpage, associé à Stéphanie Misme. Le processus est mené en trois temps, et quelques pas, au nez et à la barbe des élus municipaux, des membres du comité de l’EPIC-OT, de la préfecture et de la justice. …

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Une amitié qui coûte cher à la ville et marque un favoritisme évident, sauf pour le Parquet de Perpignan. Car il est de notoriété publique que Matt est un ami de longue date de Thierry et que son amie et associée Stéphanie devenue de fait conservatrice du musée, n’est pas une inconnue à Saint-Cyprien. Elle a participé, du temps du maire défunt, à l’organisation des expositions et ne pouvait ignorer ses achats. Par ailleurs, elle était bien connue du nouveau maire qui en 2003 était son avocat dans ses affaires familiales. De là à penser que le vécu municipal de cette personne et sa connaissance des opérations culturelles suspectes ont été utiles à l’opposant de 2008 pour attaquer et conquérir la mairie, et de là à imaginer qu’ayant apprécié l’informatrice sur le passé le nouvel élu de 2009 a jugé légitime de la récompenser dans des marchés publics … il n’y a qu’un pas que la justice se refuse de franchir. La rumeur le dit, Thierry Del Poso est protégé. Mais par qui ? On nous parle du milieu franc maçon, des sphères libertines, des responsables politiques des partis « Nouveau Centre », «Républicains ». Sans doute y-a-t-il du vrai dans tout cela mais au fil du temps j’ai plutôt acquis la conviction que les racines profondes du contexte actuel plongent dans les méandres de l’affaire Bouille. …

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Au regard de tous ces éléments, Jean dépose le 16 mai 2011 une plainte contre X du chef de favoritisme, prise illégale d’intérêts, trafic d’influence et corruption auprès du Procureur de la République de Perpignan. La plainte comprend les documents attestant les faits exposés : devis, lettre de commande du maire, factures, document complet d’audit, inscriptions d’honoraires, contrats, fiches de société Guide sans frontières, document de l’EPIC-OT mentionnant le fractionnement des rémunérations, témoignage formel sur l’existence de la relation ancienne des protagonistes, enregistrements vidéo et audio des déclarations en conseil municipal. …

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Fin 2013, après une longue hibernation du dossier, le Procureur indique à Jean que l’enquête préliminaire est terminée, qu’il va en prendre connaissance et le tiendra informé des suites. Puis, c’est de nouveau le silence du Parquet. Jean lors d’une audition par la police judiciaire en mars 2016 (sur une autre affaire également enlisée), a questionné l’enquêtrice chargée du dossier GSF. Elle lui affirme que l’enquête est toujours en cours, soit six ans après le dépôt de plainte et trois ans après la clôture annoncée par le Procureur et son entrée en réflexion! Difficile de ne pas avoir le sentiment d’être « baladé » pour gagner du temps et préserver l’image de Thierry Del Poso d’ici à la prochaine échéance électorale (mars 2014). Un sentiment d’autant plus prégnant que Thierry Del Poso affiche publiquement une désinvolture et un mépris total à l’égard des jugements rendus par le Tribunal administratif qui prononce à deux reprises l’annulation des contrats de recrutement de Matt Humpage. …

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Un autre dossier mérite que la Justice apprécie. D’abord parce qu’il concerne la première adjointe, et on sait ici que les premiers adjoints assurent les intérims du maire. Ensuite parce qu’il s’agit d’une élue qui semble avoir une conscience élastique de son éthique. Jean considère que la prévention de récidive est ici justifiée. Il saisit donc le 16 mai 2011 le Procureur de la République par plainte contre X des chefs de prise illégale d’intérêts, de trafic d’influence ou corruption. …

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Dans le cas de cette plainte dite des pontons, les faits sont simples. Ils ne nécessitent pas d’autres investigations qu’une vérification de l’authenticité des documents fournis par le plaignant pour attester leur réalité. C’est le type de plainte où le Procureur de la République peut procéder par voie de citation directe. Or, lorsque Nathalie Pineau s’enhardit à porter sa plainte en dénonciation calomnieuse, l’instruction est à notre connaissance toujours en cours. Mais il est vrai que le maire lui assure en conseil municipal qu’il n’y aura pas de suite. Comment le sait-il ? Il n’est pas partie au dossier ! A-t-il été interrogé ? Ou bien est-il l’avocat de Nathalie Pineau ? Reconnaissons lui, comme par le passé, un don de clairvoyance puisqu’effectivement nous apprendrons bien plus tard que la plainte est classée pour « infraction insuffisamment caractérisée », sans autre précision ! Au panier, les délibérations des communes, les factures des pontons, celles de la SARL « A ». La bonne foi de la première adjointe, malencontreusement mariée avec le bénéficiaire du marché, a sans doute été retenue par le Procureur ? Cette tolérance empêchera la prise de conscience de cette élue et lui ouvrira la voie de la récidive. En effet, outre les affaires déjà citées (GSF, Al Fourty), Nathalie Pineau se trouvera encore malencontreusement être la signataire d’un autre appel d’offre truqué de marché public. Dans des contextes tels que le nôtre, le classement de plaintes de principe et l’absence de rappel à la loi est un encouragement à la faute lorsque la vertu n’est pas assurée. La justice, en minimisant et temporisant, permet au fait accompli de l’emporter sur le droit. Elle contribue de la sorte à transformer le mandat légal de l’élu local en un mandat de puissance. Libéré de sa responsabilité pénale, le maire joue gagnant sur le moyen terme, à l’inverse de ses opposants qui ont pu dénoncer objectivement des griefs graves, et judiciairement répréhensibles, mais subissent durablement l’inertie des juges. Un défaut de justice qui pèse sur la ville… et les deniers du contribuable. ...

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Dans les affaires soumises au Parquet, nous allons assister, impuissants, à une formidable flambée de dénis de justice. Les comptes rendus de Jean sur ces aberrations judiciaires adressés aux Ministères de la Justice et de l’Intérieur seront apparemment sans effets, tant sous la « République Irréprochable » que sous la « République Exemplaire. »

Le seul frein à ces illégalités demeure la saisie des juridictions administratives. En effet, les signalements au préfet, dossier après dossier, des contestations non pas d’opportunité mais bien de régularité d’actes litigieux, n’ont aucune suite effective. Cette carence constante du déclenchement de la procédure de contrôle de légalité conduit donc Jean à introduire directement des recours devant le TA. Sa démarche est fondée puisque le juge administratif prend acte des illégalités qui jalonnent depuis novembre 2009 la gestion municipale et celle de l’EPIC-OT. Ainsi vingt-deux jugements sanctionnent les irrégularités de gestion du maire et de l’EPIC sans compter les désistements de Jean suite à une régularisation par la mairie de ses erreurs (5 cas). Seuls quatre dossiers seront rejetés par le TA. La mort de Jean éteindra l’instruction d’une dizaine de recours toujours en instance au TA ou en Cour d’Appel. Malheureusement, ces recours ont un résultat plus symbolique, de réprobation morale, que correctif. ….

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À défaut de parade légale, Thierry Del Poso, s’engouffre une fois de plus dans la voie de la démagogie mensongère pour contrecarrer ce qu’il nomme le « terrorisme judiciaire. » Sans doute cherche-t-il par l’emploi de cet oxymore à provoquer dans l’esprit de l’opinion ce que le psychanalyste Serge Tisseron décrit comme un « flottement émotionnel ». Dans le bulletin municipal, ses déclarations au conseil et durant sa campagne électorale 2014, Thierry Del Poso chiffre en centaines de milliers d’euros les frais de justice imputables aux recours de Pugnace. Il suffit pour estimer la réalité d’analyser les dépenses d’actes de contentieux payées par la commune. Pour l’année 2014 alors que le maire prétend que les recours de Jean coûtent 700 ou 800 000 euros en frais de justice aux contribuables Cyprianais, c’est en fait Thierry Del Poso qui fait payer par ses administrés 22 804 euros dans l’année pour nourrir contre Jean sa « guerre judiciaire. » Une guerre judiciaire menée par de multiples plaintes en diffamation contre Jean, guerre personnelle, farouche et au final totalement perdante. Et il est aussi vrai que Pugnace n’est pas la seule cible du maire dont les abus de pouvoir lui valent de nombreux procès. Chiffrage fantasmagorique mais l’on sait par ailleurs, notamment à l’examen des budgets de la commune, que Thierry Del Poso a un sérieux problème avec les chiffres.

Au-delà de ces affaires cumulant les irrégularités, on peut noter, plus récemment, l’instrumentalisation politique d’un service de l’État, service comptable par nature et par fonction indépendant de l’ordonnateur. Cette transgression fâcheuse des principes déontologiques du Trésor public est constatée par les différences de traitement que ce comptable public réserve d’une part au maire et d’autre part à son opposant minoritaire. Cette différence est évidente sur deux types de dossiers : l’un concerne l’exécution de jugements, l’autre la communication de documents. …

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Toujours est-il que l’effacement de l’État derrière les petits féodaux de la décentralisation (tous les maires ne le sont pas) encourage leur sentiment de toute puissance. Les entorses au droit débordent sur tous les secteurs de la vie publique. Le social n’est pas épargné. Ainsi, à l’irrespect de la chose jugée, le Maire Président de l’Epic et Matt Humpage, son Directeur et ami, ajoutent la violence sociale. Le syndicaliste CFTC St Cyprien de l’EPIC OT a osé après des mois de refus, porter devant le tribunal la demande légitime de création d’un comité d’entreprise. Par jugement du Tribunal d’Instance de Perpignan du 15 juillet 2011, l’EPIC OT est condamné à créer un Comité d’entreprise sous peine d’une astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification de cette décision. L’inspection du Travail dans un courrier du 3 octobre 2011 demande l’exécution de ce jugement en rappelant qu’elle avait déjà alerté de l’obligation d’un comité d’entreprise. Le 03 octobre 2011 l’Inspection du travail rappelle même “ que tout manquement à une mise en place peut constituer un délit d’entrave pouvant entraîner un an d’emprisonnement et une amende de 3750 euros ”.

Au 1er novembre 2011, le maire président reste sourd aux injonctions des juges. L’EPIC OT a déjà cumulé 5250 euros d’astreinte, le prix de son refus, et le délégué CFTC en subit les représailles. …

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En 1830 le gouvernement français assurait « l’ordre règne à Varsovie », «l’ordre» c’est-à-dire le tsar. Nous sommes en 2011 à l’extrême sud de la République Française : « l’ordre règne à Saint-Cyprien ».

Ce cas de pression sur les employés de l’EPIC ou de la ville n’est pas isolé. Pour installer son autocratie sereine, Thierry Del Poso fait notamment voter un régime d’indemnités pour le personnel, régime qui lui donne le pouvoir arbitraire de distribuer des majorations à sa guise, donc de jouer de la carotte et du bâton sur les employés. Le Maire tout juste élu a commencé par abolir le droit du Travail. Ce maire avocat qui a de toute évidence un problème avec la loi et le droit mais qui bénéficie d’un régime de tolérance va aller crescendo dans l’anti démocratie.

 

A SUIVRE ...

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atao feal 08/11/2019 18:35

Kierkegaard écrivait : « La vie doit être vécue en regardant vers l’avenir, mais elle ne peut être comprise qu’en regardant vers le passé ».
C'est ben vrai ça, disait La Mère Denis

pugnace 11/11/2019 15:45

La Mère Denis ... et Nietzsche de le préciser : "Le verdict du passé est toujours le verdict d'un oracle. Vous ne le comprendrez que si vous êtes les architectes de l'avenir, les connaisseurs du présent."