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Saint-Cyprien ... L'Imposture de Thierry Del Poso ... L'Engrenage ... Chapitre 4 ...

Publié le par pugnace

 

Trois temps pour dire …

L’imposture de l’élection de Thierry Del Poso

Au premier temps de l'engrenage

Premier temps - L'Engrenage - suite des chapitres 1 à 3 (voir notre article précédent)

Premier temps - L'Engrenage - suite des chapitres 1 à 3 (voir notre article précédent)

Chapitre 4 - L'arc en ciel - Le Maire est mort, Vive le Maire !

Chapitre 4 - L'arc en ciel - Le Maire est mort, Vive le Maire !

Extraits ...

Chapitre 4

L’arc en ciel

Le Maire est mort, Vive le Maire !

La corde pour Jacques Bouille et l’arc-en-ciel pour Thierry Del Poso. Dans les bons polars on s’interroge « à qui profite le crime ? » Ici pas de crime. Pas de crime mais un mort, fautif pour les uns, victime pour ses proches, mort par désespoir. Des faits lourds, des aveux, des conséquences financières et morales graves pour des hommes, des femmes et pour la collectivité. Des faits préjudiciables et une farce judiciaire, deux maires en prison, un suicide et un nouveau maire « zen ». On ose à peine murmurer à qui profite le suicide ?

Au lendemain de ce drame, nous ne doutons pas d’un sursaut fort de conscience citoyenne pour une rupture radicale avec les pratiques clanistes du passé ...

(...)

Trois semaines après l’élection du maire et des adjoints, la première séance du conseil municipal marque la faille de rupture entre Jean et le maire mais aussi, et surtout, entre l’ex-candidat de rénovation et un électorat abusé. ...

(...)

Cela veut dire que globalement, les nouveaux élus de Saint Cyprien se sont octroyés, dans une situation financière catastrophique, des indemnités supérieures à celle des anciens élus et de la délégation spéciale. De l’urne à l’écharpe, l’engagement salvateur de Thierry Del Poso et de ses amis a basculé dans l’assouvissement de leur gloutonnerie pécuniaire. Le maire fait donc voter le niveau de 140% par sa majorité. ...

(...)

À la mairie, mais aussi à l’EPIC-OT, Thierry Del Poso reprend les vieilles méthodes qu’il avait dénoncées : le tableau des effectifs se transforme au fil des premiers mois en tableau des Affectifs. La Mairie et l’office du tourisme ressemblent vite à une pension de famille. ...

(...)

La rupture est consommée, le « Tous pour moi » instauré. Dès lors, le processus de captation du pouvoir en une seule main va occuper tout l’espace municipal (...) Le nouveau maire, Thierry Del Poso, et ses fidèles colistiers, prêchaient en chœur la rupture avec ces décennies de corruption. Les nouveaux venus n’ont pas fait illusion longtemps. En quelques mois, il est apparu que le système de pouvoir personnel et clanique mis en place ne laissait aucune place au débat républicain, s’enveloppait d’opacité, jouait des leurres et du mensonge, pour agir dans l’irréflexion, l’ignorance des lois et le mépris de la démocratie. ...

(...)

Au lendemain du drame de l’affaire Bouille, la rigueur de gestion et de morale publique s’impose, du moins pour tout démocrate digne de ce nom. Jean réagit dès les premières entorses à la loi pour éviter la reprise et l’installation de ce type de dérives, lesquelles dans ce passé si proche ont conduit à la sinistrose de la ville. Ses signalements aux autorités de contrôle, Préfecture, Procureur de la République (au titre de l’article 40 CPP) restent sans suite. À ce constat, il adresse dès 2010 plusieurs courriers d’alerte sur la dépravation politique locale à la Présidence de la République et au Ministère de l’Intérieur. En guise de réponse, que des échappatoires à la Ponce Pilate sur le thème : « libre administration des collectivités locales, saisissez les tribunaux. »

Dont acte, Jean dépose une première plainte simple pour faux en écriture publique le 15 octobre 2010 auprès du Procureur de la République, Jean-Pierre Dreno. ...

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Encouragé par cette bienveillance des enquêteurs, connus au temps de sa dénonciation passée, Thierry Del Poso affiche publiquement son impunité (...) Une impunité qui lui semble acquise, l’avenir tendra à le démontrer avec des irrégularités qui se multiplient sans le moindre frein.

Dès le premier mandat, tout se joue donc en coulisse dans le secret du cabinet du maire. Thierry Del Poso instaure le fait du prince en sa version despotisme non éclairé. Organisées à la sauvette dans les derniers jours précédant les conseils (délai minimal légal de 5 jours), les commissions municipales censées faire émerger des idées, des propositions et compétences nouvelles, ne permettent pas de remédier à la carence démocratique locale. Avant d’être totalement supprimées, les commissions importantes – finances (un enjeu majeur pour la ville) et urbanisme – se révèlent fantoches. Les conseillers de la majorité n’y participent pas, absents ou silencieux. Au mieux l’adjoint concerné lit le rapport écrit sans répondre aux questions soulevées par les élus de l’opposition. Les fonctionnaires présents évacuent les questions par une communication filtrée des informations aux représentants de l’opposition.

Ces cadres municipaux sont entièrement dévoués au maire qui les a recrutés. Il a même assuré la protection de l’un d’entre eux, Philippe Ramon, DGS adjoint, disons plutôt son « exfiltration » dans la procédure judiciaire «Bouille». La transparence promise se mue vite en opacité avec le refus systématique de communiquer les documents demandés par les élus de l’opposition qui doivent saisir à répétition la CADA à laquelle le maire ne répond même pas et dont, le plus souvent, il ne respecte pas les avis. Il faut alors saisir le Tribunal administratif.

Le feuilleton judiciaire peut durer des mois, voire des années, pour connaître les marchés, les recrutements, obtenir une délibération ou un extrait du livre journal des mandats… Et à défaut par le Tribunal d’assortir à l’injonction de communiquer un délai comminatoire, les demandes s’enlisent et se perdent dans les brumes municipales. Pour les élus de l’opposition, c’est long, compliqué, onéreux, décourageant. Pour le maire, c’est long, et c’est tant mieux, c’est simple, sans coût, encourageant pour son appropriation du pouvoir. ...

(...)

Le maire, à peine élu, affirme son pouvoir monocratique et omnipotent. Il ne se contente pas de confisquer le débat public, il agit en toute impunité toujours au mépris affiché de la loi. Le Maire d’une ville de plus de 10 000 habitants a ainsi décidé discrétionnairement, sans aucun argument de droit, de refuser l’application d’une loi Républicaine des plus claires et impératives. C’est le bon droit du maire qui a jugé la demande irrecevable. Ce non-respect de la loi est proclamé dès février 2010. Le 28 janvier 2010, un tiers des élus de l’Assemblée municipale demandent la convocation d’un conseil municipal extraordinaire sur trois sujets majeurs de politique et de gestion communale. La loi fait obligation au maire de convoquer cette Assemblée dès lors que le tiers des élus le demande. C’est la loi qui est appliquée partout en France, mais pas à Saint-Cyprien. ...

(...)

Cette violence faite aux Cyprianais et à leurs représentants élus, n’a d’autre motif que la volonté du maire d’affirmer ainsi son autorité absolue. Provocations, dénis de justice, violations de la loi, une fuite en avant qui s’exerce en toute impunité dans le désert institutionnel, le désintérêt ou l’indifférence désabusée du plus grand nombre de nos concitoyens. Thierry Del Poso met bas les masques. Il se formate tranquillement un pouvoir personnel aussi autocratique qu’inaptocratique. Vive le Maire !

 

A SUIVRE ....

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